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Averroès progressiste et précurseur de l'union méditerranéenneLa vie d’Averroès a été retracée dans Le Destin (1997), un film de Youssef Chahine, primé pour le 50ème anniversaire du Festival de Cannes. À voir absolument !
Averroès Ibn Rushd, dit Averroès (1126-1198), est l’un des érudits musulmans les plus célèbres en Occident. On le connaît surtout pour ses commentaires d’Aristote, pour ses talents de médecin et pour le fait qu’il a été persécuté pour ses prises de position philosophiques. Averroès était trop influencé par la philosophie, la loAverroes essayait en particulier de distinguer la foi de la raison, exercice fort mal vu par les musulmans il y a 800 ans, et qui ne semble d’ailleurs pas préoccuper beaucoup plus les mahométans d’aujourd’hui. En 8 siècles, les musulmans n’ont pas bougé d’un millimètre. A dire vrai, l’importance des travaux d’Averroes n’a jamais eu beaucoup de poids dans la sphère islamique, puisque ses principaux travaux portaient sur la philosophie grecque… Ses écrits ont essentiellement marqué les philosophes chrétiens et juifs du Moyen-Age. A ce sujet, Ernest Renan déclarait en 1883 qu’attribuer les mérites d’Averroes à l’islam, c’était comme attribuer les mérites de Galilée à l’Inquisition. D’Averroes, on connaît également cette phrase d’une exquise pureté : « La religion judaïque est une loi d’enfants, la chrétienne une loi d’impossibilité et la mahométane une loi faite pour les pourceaux»gique et les mathématiques grecques pour toujours rester un parfait Musulman. Bref, il fait figure de progressiste. D'Averroes, philosophe arabe, (1126-1198), on sait que son ouverture d’esprit et sa modernité déplurent souverainement aux diverses autorités musulmanes de l’époque. Emprisonné et exilé comme hérétique, ses livres furent brûlés. Averroes essayait en particulier de distinguer la foi de la raison, exercice fort mal vu par les musulmans il y a 800 ans, et qui ne semble d’ailleurs pas préoccuper beaucoup plus les mahométans d’aujourd’hui. En 8 siècles, les musulmans n’ont pas bougé d’un millimètre. A dire vrai, l’importance des travaux d’Averroes n’a jamais eu beaucoup de poids dans la sphère islamique, puisque ses principaux travaux portaient sur la philosophie grecque… Ses écrits ont essentiellement marqué les philosophes chrétiens et juifs du Moyen-Age. A ce sujet, Ernest Renan déclarait en 1883 qu’attribuer les mérites d’Averroes à l’islam, c’était comme attribuer les mérites de Galilée à l’Inquisition. D’Averroes, on connaît également cette phrase d’une exquise pureté : « La religion judaïque est une loi d’enfants, la chrétienne une loi d’impossibilité et la mahométane une loi faite pour les pourceaux». Averroes est un génie aux connaissances étendues. Il a partagé sa vie mouvementée entre l'Espagne et le Maroc en qualité de juge et de médecin. Il a été le grand commentateur de la philosophie d'Aristote dont l'influence pénétra les esprits y compris des théologiens chrétiens les plus conservateurs du Moyen Age comme Saint-Thomas-d'Aquin. On venait le voir en consultation aussi bien en médecine qu'en matière juridique. Sa vieSon nom Abu al-Walid Mohamed Ibn Ahmed Ibn Mohamed al-Andalusi, connu chez les Occidentaux comme Averroes est né à Cordoue en Espagne en 1126. l commence par l'étude du Coran, de la grammaire, de la poésie, de l'écriture et des rudiments de calcul. Il est initié par son père qui était lui-même juge à Cordoue, à la jurisprudence musulmane, selon laquelle le religieux et le juridique ne se dissocient pas. Après une bonne formation religieuse il étudia d'autres branches du savoir, la physique, l'astronomie, la médecine, les mathématiques. Il apprit la philosophie et le droit sous la direction d'Abu J'afar Haroon et d'Ibn Bajja, et la médecine sous celle d'Avenzoar. édecin de princes influents il échappe pour un temps aux ennuis que lui valent ses prises de position philosophiques et son scepticisme religieux. Cela ne lui empêchera pas de goûter tour à tour au pouvoir en qualité de gouverneur de l'Andalousie, de réformateur de l'administration de la justice à Marrakech et au désagrément de la détention ou du dénuement. l'âge de 27 ans, en 1153, Averroes s'est rendu à Marrakech, sur invitation du Calife Almohade Abdel-Moumen ben Ali pour des consultations relatives à l'établissement d'un certain nombre d'écoles au Maroc et la réforme de l'administration de la Justice. Il est retourné à Marrakech une deuxième fois où il fut présenté, par le philosophe et médecin Ibn Tofaïl, au Calife Ibn Yacoub Youssef qui lui confia, en 1169 la tâche d'expliquer la philosophie d'Aristote. es nouveaux maîtres de Perse, d'Egypte, du Maghreb et d'Espagne rivalisaient dans le domaine du faste et de l'esprit. C'est en 929 que fut fondée Cordoue - le joyau du monde - dans laquelle fut constituée une bibliothèque comparable à celle qui jadis avait fait la réputation d'Alexandrie (plusieurs centaines de milliers de volumes).
Un examen attentif de ses travaux médicaux et philosophiques montre qu'Averroes était un homme profondément religieux ayant une bonne connaissance du Coran et des traditions enseignées par le Prophète auxquelles il fait souvent référence. Ainsi on trouve dans ses écrits cette phrase: "Quiconque étudie l'anatomie augmente sa foi dans l'omnipotence et l'unité de Dieu Tout Puissant". verroes philosophe fut avant tout praticien et théoricien de la médecine et du droit. Il aurait écrit 78 livres sur différents sujets. En tant que médecin.Averroes lI est composé de sept livres, comporte une belle introduction à la Physiologie. Il y exprime son adhésion à la médecine scientifique héritée des grecs qu'il faut concilier avec l'ensemble des traditions rassemblant les pratiques et les conseils du Prophète en matière de soins. Il souligne, en outre, la nécessité de s'appuyer sur l'observation et l'expérimentation, d'avoir une connaissance globale de tout ce que la science naturelle a accumulé au plan de la dissection et de la fonction des membres. La consultation entre médecins qu'il a prônée est un apport notable à la médecine. - Lorsqu'on a eu la chance de guérir d'une variole, il aboutit à la conclusion que la variole ne touche le malade qu'une seule fois.- Averroès s’intéresse à l’anatomie. Il traite de 7 paires de nerfs crâniens, il décrit les nerfs rachidiens et leurs territoires d’innervation, les 4 citernes cérébrales ainsi que 2 méninges.- Averroès, dans le Colliget, se range clairement derrière Aristote et il fait du cœur le siège de la virtus cibavita et de la sensibilité générale, en réfutant les arguments anatomiques qui pouvaient être avancés. - Averroes a décrit une multitude de maladies, ainsi que leurs symptômes et leurs complications. Il a traité, en outre, des manifestations psychiques, telles que la colère, la tristesse, l'anxiété et l'épilepsie. - Averroes estimait qu'une alimentation saine, une eau propre et un air pur sont les garants d'une bonne santé. Il considérait que les médicaments constituent une matière étrangère au corps, nuisible au fonctionnement de certains organes en raison de leurs diverses incidences, en particulier sur le foie et les reins, dont les fonctions visent à éliminer les poisons du corps. Averroes a élaboré un traité d'Astronomie: "Kitab fi-Harakat al-Falak", sur le mouvement des sphères et des étoiles, abrégé d'astronomie à partir de l'Almageste de Ptolémée (90-168). De la même époque que le "Kitab Al-Kulliyat", date le "Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat-al-Muqtasid", ouvrage consacré à des questions discutées en matière de fiqh (droit, au sens musulman, selon lequel le religieux et le juridique ne se dissocient pas), ce qui lui valut une certaine réputation en ce domaine. Ce n'est ni comme juriste ni comme médecin qu'Averroes fut connu du monde latin mais comme "Commentateur" d'Aristote, tout comme Aristote est le "Philosophe". Les sources de la pensée d'Averroes sont de deux ordres: Aristote et Platon, Ecole d'Athènes par Raphaël (Vatican) ci-contre n une vingtaine d'années Averroes écrivit sur presque tous les traités du corpus aristotélicien qu'il considère comme un "être divin" et inspiré. Il utilise pour cela plusieurs traductions, il trouve ainsi certaines erreurs de traduction ou d'interprétations, parfois des rajouts. Il cherchait à trouver un sens originel à sa vie à travers l'œuvre du philosophe grec. Sa conception philosophique sur l'origine des êtres est inscrite dans ses commentaires des traités d' Aristote.
eux versions latines et commentaire en petits caractères. Commentarium magnum Averrois in Aristotelis De Anima libros, traduit par Michel Scot vers 1230. e mot générique de commentaire en couvre trois sortes distinctes : Averroes cherche à concilier Philsophie et Religionux yeux d'Averroes, rien dans la philosophie d'Aristote bien comprise ne contredit le Coran. La philosophie ne contredit pas la loi divine qui appelle à étudier rationnellement les choses: on doit "unir le rationnel (ma'qul ) et le traditionnel (manqul )". Averroes s'en explique dans Fasl al-maqal(Discours décisif ); "le vrai ne peut contredire le vrai". Le programme est possible, parce que la loi divine a un sens extérieur (zahir) et un sens intérieur (batin): les hommes capables de science doivent pénétrer jusqu'à celui-ci et le garder pour eux, les autres se contentant du premier, qui précisément leur est destiné. Si les préceptes pratiques s'imposent à tous indistinctement, les comportements doivent nécessairement différer en matière théorique. La seule attitude qui ne soit pas justifiée est celle des mutakallimun (théologiens) qui, communiquant aux gens du commun des interprétations mal fondées, jettent le trouble dans les esprits; faute de connaître les véritables méthodes rationnelles, ils s'en tiennent à des argumentations simplement probables, sur quoi rien de certain ne peut se fonder. Sur ces bases - distinctions corrélatives des sens du Coran, des capacités intellectuelles et des modes de démonstration - Averroes a composé un ouvrage intitulé Découverte des méthodes démonstratives concernant les dogmes religieux (1189). Il y traite de plusieurs points fondamentaux de la foi islamique (l'existence de Dieu, son unicité, ses attributs, ses actions...) en substituant aux formulations et aux arguments des écoles théologiques, qu'il critique en détail, un exposé qui, fondé sur le seul texte coranique, doit convenir à la fois aux simples et aux savants (aux aristotéliciens). |
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La Fondation Evens est une organisation philanthropique basée à Anvers, en Belgique, et disposant d'antennes à Paris et à Varsovie. Son ambition est de contribuer à la construction de l'Europe par le biais de projets concrets, à échelle humaine, qui permettent de renforcer la cohésion sociale entre les citoyens de l'Union européenne. Après s'être installé à Anvers au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il a mené une carrière remarquable dans l'industrie du diamant et a souhaité rendre à la société les fruits de son propre succès.
Nous remettons également des prix dans les domaines de l'Education Interculturelle, de l'Art et de la Science.
Les prix Evens sont octroyés à un projet ou une organisation qui a apporté une contribution exceptionnelle (ou est capable de le faire) relative à l’intégration sociale européenne dans les domaines de l’art, l’éducation interculturelle et la science et qui a fait preuve de détermination et de créativité.
Prix Evens pour Education Interculturelle 2009: Education aux Médias Pour plus amples renseignements veuillez contacter :
Maud Aguirre – Responsable du Département Education Jan Morrens – Coordinateur Prix Arts 2009
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La Fondation Evens entreprend et développe des initiatives et soutient des projets qui promeuvent la cohabitation harmonieuse des citoyens et des états dans une Europe pacifique en respectant la diversité, à la fois individuelle et collective, et l’intégrité, à la fois physique et psychologique, avec une attention particulière accordée à l’autre.
Le terme "Arts visuels" est à interpréter dans le sens le plus large du terme, englobant tant les travaux dans les domaines classiques que la vidéo, les représentations et la photographie.
Le prix s'accompagne d'une récompense monétaire de 15.000 €. Une participation financière pourra en outre être offerte dans le cadre d'une exposition dans un musée ou une galerie et/ou de la publication d'un catalogue reprenant les oeuvres de l'artiste.
Le jury est composé d'un président et d'experts en art contemporain et culture. Parmi ces experts figurent des représentants de la Belgique, de la France et de la Pologne, les trois pays où la Fondation Evens dispose d'une représentation. Le jury est présidé par M. Ernest Van Buynder, membre du Conseil d'Administration de la Fondation Evens et président du Musée d'Art contemporain MuHKA à Anvers pendant seize ans. La sélection des artistes s'est opérée par des nominations du jury.
Les membres du jury sont:
Le jury s'est réuni à Anvers le lundi 29 septembre 2008 et a été invité à établir une liste comportant au moins deux candidats lauréats. Le Conseil d'Administration de la Fondation Evens a confirmé le gagnant sur base de cette liste recommandée par le jury fin 2008: Agnieszka Podgórska.
Agnieszka Podgórska: Corps-et-graphie de soi et des autres (par Dr. Jeanette Zwingenberger)
La perception du monde et de l’autre passe par le corps humain. De quel corps s’agit-il dans l’œuvre d’Agnieszka Podgórska?
L’artiste s’expose nue devant son appareil photographique. Face à ce miroir, elle se plie et se contorsionne dans un jeu de métamorphoses. Loin de tomber dans le narcissisme ou dans le registre de la séduction, sa silhouette se transforme en un enchevêtrement de corps formant un organisme hybride et surprenant. L’aspect performatif est au cœur de Morphotype, un projet collectif avec la compagnie chorégraphique Cave Canem où elle met en scène et photographie les corps de danseurs devenant d’étonnantes sculptures, exposé à la Maison de Rhénanie-Palatinat, Dijon, 2008.
Le médium de Agnieszka Podgórska est la photographie numérique. Sans intervention artificielle, uniquement par l’angle de vue d’en haut et par le raccourci de la perspective, elle obtient une distorsion du et des corps, matière malléable, s’apparentant à un mélange de chair insaisissable. La main ou le pied semblent plus dominants que le reste de ce « corps acéphale » grandeur nature.
Projet (é)change de peau, est une intervention artistique et pédagogique avec les enfants du Club UNESCO de Malika à Dakar en mai 2008, développé en collaboration avec l'Ambassade de Pologne à Dakar, et Fundacja Forum Roznorodnosci à Varsovie. Cette initiation à l’art et l’encouragement d’une culture à l’autre a abouti à une exposition du 21 jusqu’au 28 mai pendant le festival d'art contemporain Dak'Art Off 2008.
Est-ce que c’est son expérience de vivre entre les cultures qui a généré cette vision d’un corps exempt des codes sociaux et qui semble échapper aux références symboliques ou est-ce une réminiscence de son enfance, qu’elle a passée en partie dans un cirque en Pologne ? L’œuvre sensibilise au rapport au corps comme premier langage, une condition pour pouvoir vivre ensemble en harmonie en prévenant les conflits.
Agnieszka Podgórska est une artiste originaire de Pologne, elle vit en France, a travaillé en Italie et expose en Europe. 
Dr. Jeanette Zwingenberger
1. Refonder le capitalisme mondial.
2. Attractivité et compétitivité de l’économie française.
3. L’action économique de l’Etat.
Pour les Jeunes Populaires - Synthèse par Paul Bazin de Jessey, Erwan Le Noan, Elodie Woillez
Contact :
etudes@jeunespopulaires.com1) Refonder le capitalisme mondial.
Aux origines de la crise : politique du crédit facile et crise de confiance. Une gestion financière périlleuse. La crise économique actuelle est la conséquence d’un excès de liquidité. Le comportement des banques, qui ont accordé des prêts de manière excessive et ont titrisé des produits financiers trop aventureux et tenté d’assainir fictivement leurs bilans, ont pris des risques inconsidérés. Lorsque le contexte monétaire a évolué, les particuliers ont été les premières victimes de ces comportements. Il est nécessaire de s’interroger sur l’existence d’un phénomène d’aléa moral, incitant les banques à prendre des risques et pariant sur leur garantie par la puissance publique.
Une crise de confiance.
Cette situation a engendré une crise de confiance. Aujourd’hui, pour les investisseurs, les produits financiers semblent trop risqués. C’est cette méfiance qui les conduit à vendre leurs titres, faisant chuter les cours des bourses. Nicolas Sarkozy l’a dit à Toulon le 25 septembre 2008 , « La crise s’est propagée au monde entier. Le défaut de refinancement interbancaire expose l’économie à un risque de «
Un dysfonctionnement, mais pas une faillite du système. Le président de la République l’a dit à Toulon, « la crise financière n'est pas la crise du capitalisme. C'est la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui a trahi l'esprit du capitalisme ». L’utilisation abusive de certains dysfonctionnements du système ne doit pas conduire à remettre en cause le marché qui reste la seule voie de concilier développement économique et libertés humaines. Le capitalisme apprend de ses crises, comme l’histoire l’a maintes fois montré.
Une solution libérale à la crise. La solution à la crise du capitalisme doit se trouver dans l’établissement de règles claires et strictes, et dans la définition de contre poids permettant un juste équilibre des forces du marché. C’est la définition même du libéralisme.
Nicolas Sarkozy, l’avait souligné à Toulon : «
Nos propositions :
Des règles plus strictes et plus claires pour les institutions financières
Imposer la transparence dans le secteur bancaire en les obligeant à clarifier leurs statuts. Le changement de statut des dernières banques d’affaires « pures » aux États-Unis illustre cette nécessité.
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2) Attractivité et compétitivité de l’économie française.
Ces dernières années, la croissance mondiale a été extrêmement forte. La crise actuelle démontre un dysfonctionnement du capitalisme. Il n’en reste pas moins que l’échange international reste une opportunité de croissance formidable car, comme l’écrit le prix Nobel d’économie de 2008, « Pour participer à cette compétition mondiale, la France bénéficie d’atouts formidables. Il faut citer, parmi d’autres secteurs, la médecine, le nucléaire, le tourisme, etc. Or souvent, ces opportunités sont mal exploitées et trop contraintes. Les contraintes sur la compétitivité sont d’ordre structurel : lorsque la crise prendra fin et que la croissance reviendra, ces lourdeurs persisteront et nous empêcheront de profiter des nouvelles opportunités. Il faut donc les lever maintenant. La redistribution, nécessaire à la solidarité nationale, n’est pas possible sans croissance. La contribution de la croissance à la solidarité est double : d’un point de vue statique, plus le PIB est élevé, plus la répartition sera grande ; d’un point de vue dynamique, plus la croissance est forte, plus la redistribution pourra bénéficier à un grand nombre. Par ailleurs, la croissance est
Adopter un système fiscal attractif, compréhensible et rationnel
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3) L’action économique de l’Etat.
La dépense publique est un instrument de redistribution. Son niveau est le reflet d’un choix de société : il représente l’effort que la Nation consacre à la redistribution à travers ses services publics. Différents modèles existent au sein de l’OCDE : certains Etats privilégient la responsabilité des individus, d’autres encouragent la mutualisation et la redistribution. En France, la dépense publique représente 52,4 % du PIB, ce qui est l’un des taux les plus élevés de l’Union européenne.
La France a fait le choix de l’effort social. Les dépenses liées à la protection sociale représentent environ
46% du PIB, ce qui place la France juste derrière la Suède dans ce domaine (tableau 1). Cela explique en partie pourquoi 51,6% des prélèvements obligatoires sont affectés au financement de la protection sociale (tableau 2). l’instrument budgétaire comme un moyen d’influencer les comportements des acteurs économiques. Ce recours, qui s’explique en temps de crise, est toutefois critiqué par la pensée économique lorsqu’il introduit un biais sur les marchés.
Les prélèvements obligatoires financent la dépense publique. Plus la dépense est élevée, plus elle a besoin d’être financée, plus il est nécessaire que le système fiscal soit efficace et juste. Sauf quelques cas où il a un but « pédagogique » (taxer un comportement nuisible par exemple), un impôt doit viser à la neutralité : il doit donc chercher à avoir l’assiette la plus large et le taux le plus faible. Or, la fiscalité française mériterait d’être rationalisée : certains impôts sont difficilement compréhensibles et la multiplication des niches contribue à cette confusion.
Un taux excessif de prélèvement obligatoire peut avoir un effet négatif sur l’activité économique, et finalement nuire à la solidarité nationale. Une imposition trop forte, sur le capital ou le travail, nuit d’une part à l’attractivité de la France, d’autre à l’activité plus largement en déprimant la production ou la consommation. Cela n’est pas satisfaisant : une activité économique freinée, cela signifie un résultat comprenant moins de richesse, c'est-à-dire moins de revenu à répartir. Or, notre pays s’illustre par des taux relativement élevés (graphiques 3).
Cette situation impose une exigence d’efficacité. Il faut en effet parvenir à un équilibre délicat : dépenser
pour satisfaire une demande sociale forte, sans que le financement ne déprime l’activité économique. Cela impose que la dépense publique soit efficace.
La persistance de la dette, signe de mauvaise santé. Lorsque l’Etat dépense plus qu’il ne collecte
d’impôts, un déficit apparaît. Pour le financer, le recours à l’emprunt forme la dette publique. Dans le cas de la France, tous les budgets sont en déficit depuis 1974. Cette persistance est inquiétante, surtout au regard du niveau de prélèvements obligatoires : il est difficile de percevoir plus d’impôts.
La dépense publique est contrainte. La structure du budget de l’Etat est révélatrice à cet égard. Les principaux postes de dépense sont des postes particulièrement rigides : il s’agit de la dette, des dépenses de personnel et de retraites (graphique 4). Les prélèvements sur recettes sont aussi rigides : ils financent les collectivités locales et l’Union européenne. Parmi les autres dépenses de l’Etat, seuls 12,6 milliards d’euros, soit environ 4,5% du budget, sont consacrés aux investissements. En outre, l’évolution de la structure de la dépense publique ces dernières années montre une tendance à la rigidité croissante des dépenses
La poursuite, pendant longtemps, de l’augmentation des effectifs de fonction publique, alors que le contexte économique évoluait, que l’Etat modifiait ses interventions traditionnelles et que la décentralisation accroissait les compétences des collectivités territoriales, est préoccupante. La réforme engagée par le Gouvernement doit être poursuivie. Il en ressort que les marges de manoeuvre sont, de fait, contraintes par des obligations qui pèsent sur l’Etat
Revenir à une dépense publique saine
La France est en première ligne pour gérer les conséquences de cette crise. Après avoir mobilisé nos partenaires européens et réuni un Conseil des ministres extraordinaire, lundi 13 octobre, Nicolas Sarkozy a annoncé un grand plan mobilisant 360 milliards d’euros pour remédier aux difficultés que pourraient rencontrer les banques françaises.
Pour qu’une telle crise ne se reproduise pas dans l’avenir, le Président de la République a appelé à changer profondément les règles de fonctionnement du capitalisme financier.
C’est dans ce contexte que l’UMP, force de propositions, a mis en place les Ateliers du changement sur le thème « Refonder le capitalisme », sous la forme de séances de travail réunissant experts et acteurs socio-économiques.
Le 12 novembre 2008, l’UMP a organisé un point d’étape des Ateliers du changement consacrés à « la refondation du capitalisme » animé par Frédéric LEFEBVRE.
L’UMP a remis, entourée des principaux participants aux ateliers, des pistes de changement aux membres du Gouvernement concernés (Christine LAGARDE, Eric WOERTH, Hervé NOVELLI…).
Ce point d’étape vient clore la série des trois débats qui ont été organisés au plan national ainsi que les débats en fédérations.
Ancien secrétaire d'État chargé de la Prospective, de l'Évaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique, Eric Besson est aujourd’hui Ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale et secrétaire général de l’UMP. Il est également maire de Donzère (26) depuis le 1995. En 2008, il a publié La République Numérique, ouvrage dans lequel il décrit l'apport d’Internet à l’économie des sociétés contemporaines.
Député des Hauts-de-Seine, membre de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, Frédéric Lefebvre est porte-parole de l’UMP en charge de l’économie, de la refondation du capitalisme et du nouveau partage des richesses. Avec Eric Besson, il est chargé par Xavier Bertrand d’une mission sur le partage de la valeur. Il co-anime le débat d’aujourd’hui.
Directeur général de Public Système, Frédéric Bedin a rejoint l’association CroissancePlus en 2000. Elu membre du Comité directeur dès 2004, il a exercé les fonctions de vice-président de 2006 à 2008, avant d’être élu Président en juillet 2008. Il est également, depuis 2007, Président de l’ANAE, l’association des agences de communication événementielle.
Secrétaire national et économiste de la Confédération française démocratique du travail (CFDT).
Associé-gérant de la banque Rothschild et Cie, où il a commencé sa carrière à 25 ans, Grégoire Chertok est membre du conseil d’analyse économique (CAE) depuis 2006. Collaborateur de l’Institut Montaigne, il est co-auteur de Mieux gouverner l’entreprise (2003).
Directrice «gestion spécialisée et épargne retraite » de l’Association française de la gestion financière (AFG). Elle est notamment l’auteur d’une étude intitulée Les fonds de pension en question, publiée en 2008.
Pierre Deschamps est membre de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris et président de deux écoles de la CCIP : ESIEE Engineering et ESIEE Management. Il est actuellement administrateur de plusieurs PME et président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens depuis avril 2006.
Professeur d’économie à l’IEP de Paris, Jean-Paul Fitoussi est également président de l’Observatoire français des conjonctures économique (OFCE) depuis 1989 et membre du Conseil d’analyse économique (CAE). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages d’économie, comme l’Idéologie du monde. Chroniques d’économie politique (2004).
Président national du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises, il dirige la société Lejeune, PME spécialisée dans le négoce.
Ancien président national puis européen de l'association des Jeunes Dirigeants d'entreprise, Didier Livio a fondé Synergence, agence de communication citoyenne et basée sur le développement durable.
Après une carrière bancaire, il devient en 1992 conseiller de l'Association française de la gestion financière, notamment pour les questions d'épargne salariale et de retraites. Il est par ailleurs président de Fondact, association loi 1901 pour le développement de la participation, membre du groupe d'experts de L'Observatoire des retraites, membre du Conseil supérieur de la participation, membre des Comités scientifiques de l'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), de l'Observatoire de l'actionnariat salarié européen (OASE) et de l'Indice de l'actionnariat salarié (IAS).
Chef du Département des affaires économiques et financières du Centre d’analyse stratégique, il a participé avec Jean-Paul Fitoussi à la rédaction du rapport intitulé Réduction du chômage : les réussites en Europe.
Ancien chef d’entreprise, Jean-François Roubaud préside la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME). Il est, depuis 2002, président du conseil de surveillance de la Banque du développement des PME.
Directeur général délégué du MEDEF. Il a débuté comme trader de produits dérivés actions au sein de la banque Dresdner Kleinwort Benson. Il est ensuite devenu directeur des études du RPR, de 1998 à 1999, puis conseiller du Président (1999) et directeur des affaires publiques (2000) de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), jusqu’en 2003. De 2004 à 2008, Jean-Charles était directeur de l’Association française des entreprises privées (AFEP).
Chroniqueur au quotidien Les Echos, David Thesmar est un économiste spécialisé dans la gouvernance d’entreprise, l'évaluation des réformes financières et la finance des agents non rationnels. Il est également professeur associé de finance et d'économie au sein du groupe HEC. Il a reçu en 2007 le Prix du Meilleur jeune économiste décerné par le Cercle des économistes et le quotidien Le Monde.
Avocat fiscaliste de la coopération agricole, Sidney Touati travaille sur le statut de la coopération agricole et ses évolutions.
L'actionnariat salarié permet aux salariés de souscrire au capital de leur entreprise (sous forme d'actions, de fonds communs de placement (FCP) ou de fonds communs de placement d'entreprise (FCPE) ou encore de stock options) dans un cadre fiscal particulièrement intéressant. Ce type de dispositif est envisageable aussi bien pour les sociétés cotées que non-cotées.
Il s’agit des parachutes dorés, stock-options, actions gratuites et retraites chapeau que perçoivent les dirigeants d’entreprise, en plus de leur salaire, lorsqu’ils ont atteint les objectifs qui leur ont été fixés. Ces objectifs peuvent être de tous ordres mais doivent être quantifiés.
L'intéressement est un mécanisme facultatif qui permet d'associer les salariés aux bénéfices de l'entreprise par le biais d’une prime défiscalisée.
Son montant est calculé en fonction de critères librement choisis et mesurables, fixés dans un accord (ex : progression du chiffre d'affaire, productivité, critères qualitatifs, etc).
La masse salariale d’une entreprise correspond au cumul des rémunérations brutes de ses salariés (salaires et primes versés au cours de l'année d'exercice).
Contrairement à l'intéressement, la participation est une part des bénéfices obligatoirement versée aux salariés dans les entreprises de plus de 50 salariés (système facultatif pour les entreprises de moins de 50 salariés), et ce sans tenir compte des catégories professionnelles ou des performances individuelles.. Les modalités de distribution sont négociées au sein de l'entreprise par les partenaires sociaux.
La prime de départ est versée au départ d’un salarié, en une fois ou par mensualités. Elle est considérée comme un salaire et est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Généralement compris entre 15 et 65 % du salaire annuel, le montant du versement peut tout à fait faire l'objet de négociations.
Le profit d’une entreprise mesure son enrichissement sur un exercice et tient compte, non seulement du coût de la dette, comme le fait le résultat net, mais aussi du coût des capitaux propres.
Complément de la retraite légale, généralement réservée aux cadres dirigeants, la « retraite-chapeau » est un pourcentage négocié du salaire de fin de carrière, dont le versement est étalé pendant toute la durée de la retraite du bénéficiaire. Il s’agit en quelque sorte d’une rente viagère (avec réversion possible au profit du conjoint).
Ce sont des options, alloués à un dirigeant ou à un cadre, lui permettant d'acquérir plus tard des actions de sa société à un prix fixé à l’avance, très inférieur au cours de bourse réel. Le bénéficiaire n'a pas le droit d' « exercer l'option », c'est-à-dire de la transformer en action, avant une certaine date. Il achète alors les actions au prix fixé et peut soit les garder, soit les revendre immédiatement en Bourse à la valeur du jour. Il ne réalise un gain que si le cours de l'action a monté.
La valeur ajoutée d’une entreprise est le résultat de la différence entre les ventes (chiffre d'affaires) et les achats externes (achats de marchandises, matières premières, autres achats et charges externes). Elle mesure la richesse créée par l'entreprise. La somme de la valeur ajoutée des entreprises d'une nation détermine sa production intérieure brute (PIB). C’est à partir de la valeur ajoutée qu’est calculée la TVA.
Discours de clôture de Monsieur Henri GUAINO, Conseiller spécial du Président de la République et Chef de la Mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée
mesdames et Messieurs,
Mes chers amis,
Je remercie les organisateurs du Forum de Paris de me donner l’occasion de m’adresser vous pour la conclusion de vos débats, et, à travers vous, à tous ceux qui aiment la Méditerranée, qui l’aiment d’un amour à la fois passionnel et raisonné, d’un amour fou comme tous les vrais amours et lucide parce que la passion amoureuse ne rend pas aveugle, bien au contraire, et c’est pour cela qu’elle est si souvent aussi une souffrance.
A tous ceux qui aiment la Méditerranée et qui souffrent de la voir dans l’état où elle est.
A tous ceux qui se sentent méditerranéens par l’esprit et par le coeur, non pas forcément parce qu’ils y sont nés mais parce qu’ils se sentent les héritiers d’un incomparable legs de civilisation, parce que pour eux la Méditerranée est la source de ce qu’ils tiennent pour les plus hautes valeurs spirituelles, intellectuelles et morales de l’Humanité.
A tous ceux là, je veux tenir aujourd’hui un langage de sincérité, de vérité.
Mes chers amis, je veux vous parler en homme libre.
Mon engagement auprès du Président de la République est un engagement d’homme libre, dont la parole et dont la pensée sont libres.
Responsable, certes, parce que je sais que je n’engage pas que moi-même, mais libre parce que sans cette liberté mon engagement ne vaudrait rien, ne servirait à rien. A force d’être trop précautionneux, à force d’avoir peur des mots, d’avoir peur des idées, à force d’avoir peur de la vérité, on finit par parler pour ne plus rien dire. A quoi servirait-il que je m’adresse à vous pour ne rien vous dire.
Je m’adresse à vous en homme libre pour vous dire ce que je pense, ce que je pense vraiment.
Je m’adresse en vous en homme de conviction parce que ce qui se joue en Méditerranée est crucial, crucial pour l’avenir d’une certaine idée de l’Homme et de la civilisation, crucial pour la paix, crucial pour la France, crucial pour l’Europe, crucial pour tous les peuples de la Méditerranée, crucial pour l’Afrique, crucial pour l’humanité toute entière. Nous sommes dans un moment historique, avec un projet historique, face à des choix historiques. Beaucoup ne l’ont pas compris. Ils n’ont pas compris ce que nous voulons faire. Ils n’ont pas compris les enjeux de ce que nous voulons faire. Ce sont les mêmes qui sont absolument incapables de comprendre ce que sont des enjeux de civilisation, pas plus qu’ils ne sont capables de comprendre la profondeur et les enjeux de la crise actuelle.
Ils ne sont absolument pas capables de comprendre qu’il puisse y avoir une dimension intellectuelle et morale à des problèmes politiques, diplomatiques, économiques, sociaux, environnementaux. Ils ne comprennent pas qu’à certains moments de l’Histoire toutes les volontés, toutes les énergies, toutes les intelligences doivent être tendues vers la transgression de l’ordre établi afin d’en établir renouveau intellectuellement et moralement plus acceptable. Ils sont enfermés dans leurs habitudes de pensée, dans leurs procédures, dans leur bureaucratie. Ils vivent dans leur monde à eux, avec les règles qu’ils se sont eux-mêmes données, ils vivent entre eux, ils vivent pour eux, pour leur petit confort, pour leur petit pouvoir. Ils ne se sentent en rien responsables de ce qui se passe autour d’eux.
Ils ne se sentent aucune responsabilité, ni politique, ce qui est normal, ni morale, ce qui l’est beaucoup moins, vis-à-vis des conséquences sur le sort des autres, des décisions qu’ils prennent. Ils sont accrochés à leurs textes, à leurs traités, ils trahissent l’esprit au nom de la lettre. Ils ne bougent pas, ils ne bougeront pas quoiqu’il arrive. Le monde peut s’écrouler, ils sont comme le sage épicurien de Lucrèce qui regarde les bras croisés sans s’émouvoir le bateau qui fait naufrage, avec la bonne conscience de celui qui n’y est pour rien et qui par conséquent n’a pas à se sentir concerné. Rien n’est pire que la bonne conscience. La morale, cela commence avec le cas de conscience. Surtout qu’il leur arrive, pardon, assez souvent d’y être pour quelque chose. Nous vivons dans un moment où chacun devrait se sentir responsable non seulement pour lui-même, mais pour les autres. Parce que si chacun ne se sent pas moralement responsable de ce qu’il fait et de ce qu’il dit, alors je vous le dis nous allons tous ensemble fabriquer quelque chose qui risque de ressembler à ce que nous avons connu de pire dans notre Histoire.
Alors tous ceux-là, tous ceux qui ne veulent rien entendre, rien comprendre, qui ne se sentent aucune responsabilité morale, qui ne veulent pas bouger, qui ne veulent pas penser autrement, c’est contre eux qu’il faut se battre pour remettre de la politique en Europe, c’est contre eux que s’est construit le succès de la Présidence française de l’Union européenne, c’est contre eux que l’on a fait l’Union pour la Méditerranée, que l’on a résolu la crise géorgienne, que l’on a pu faire face en Europe à la crise bancaire ; c’est contre eux qu’il faut se battre pour que l’Union pour la Méditerranée continue de se faire, parce que l’Union pour la Méditerranée, si nous réussissons, ça changera tout et qu’ils veulent eux que rien ne change.
Alors, j’entends bien les rumeurs, les mensonges, je vois bien les petites manoeuvres bureaucratiques, politiciennes, journalistiques pour essayer de discréditer ce projet qui dérange apparemment tant d’habitudes et de féodalités installées depuis longtemps, depuis trop longtemps !
Je le dis aux bureaucraties qui n’ont pas compris que la politique étrangère c’est d’abord de la politique.
Je le dis aux journalistes qui font des articles sur l’Union pour la Méditerranée sans rien vérifier, sans téléphoner à ceux qui sont en charge du projet pour recouper leurs informations pour essayer de se construire le jugement le plus objectif possible.
Je le dis aux diplomates qui prétendent que « ce projet prend l’eau », je cite, parce que le coeur de ce projet ce n’est pas la diplomatie mais la logique des projets, la logique des coopérations concrètes, le contraire de la logique administrative. Et parce qu’ils n’ont pas compris que l’on était sorti de Barcelone, parce que Barcelone tel qu’ils l’avaient géré, avait échoué !
Je le dis à tous ceux qui ont cette délectation malsaine, oui malsaine, de l’échec soi-disant annoncé, de l’échec attendu, espéré. Je le leur dis : je ne lâcherai rien, le Président de la République ne lâchera rien, la France ne lâchera rien, et tous ceux qui en Europe, en Méditerranée, sur la rive Nord comme sur la rive Sud veulent que ce projet réussisse seront plus forts que leur résistance, plus forts que leur esprit étriqués, plus forts que leur bonne conscience. Ils n’y croient pas ? Et bien nous, nous y croyons ! Et nous nous battrons. L’Union pour la Méditerranée est un combat. Ce combat nous le mènerons, jusqu’au bout ! C’est un combat juste. C’est un combat nécessaire. Ceux qui sont responsables de l’échec de Barcelone sont les plus mal placés pour donner des leçons.
Oui, l’Union pour la Méditerranée c’est difficile. C’est difficile parce qu’il y a des haines, parce qu’il y a des tragédies qu’il faut surmonter. Mais c’est justement parce qu’il y a ces haines, parce qu’il y a ces tragédies qu’il faut faire l’Union pour la Méditerranée. Oui, le drame de Gaza nous fait prendre du retard. Mais arrêtons-nous un instant sur ce retard. Les réunions diplomatiques sont suspendues. Quelques réunions ministérielles ont été reportées. L’installation du Secrétariat va demander un peu plus de temps. Mais rien ne s’est arrêté.
J’observe d’abord qu’aucun Gouvernement n’a officiellement demandé cette suspension. J’observe qu’aucun pays n’a demandé la fin de l’Union pour la Méditerranée, à l’exception de la Lybie dont il a échappé à quelques journalistes qu’elle n’en fait pas partie et aucun Gouvernement des pays membres n’a fait échos à cette demande. J’observe qu’au contraire tout le monde souhaite la reprise au plus vite des réunions diplomatiques et des réunions ministérielles. Mais je voudrais surtout dire à quel point l’affirmation selon laquelle la suspension des travaux diplomatiques signifierait que l’Union est en panne est révélatrice d’une incompréhension totale de ce qu’est l’esprit de cette Union, de ce qu’est sa raison d’être, de ce qu’elle a de radicalement nouveau par rapport aux expériences du passé.
Il y a deux choses qui n’ont pas été comprises, ou qui n’ont pas voulu être comprises par ceux qui annonçaient déjà l’échec.
La première, c’est que l’Union pour la Méditerranée à la différence de Barcelone, n’est pas la propriété de l’Europe, elle n’est pas la propriété des pays du Nord mais une copropriété entre le Nord et le Sud. Ah, c’est difficile de partager la responsabilité, de partager la décision. On était si bien à décider entre soi pour les autres. Et bien, c’est fini !
Quand on me dit : « Avant de parler aux Egyptiens, il faut se mettre d’accord à 27 », je dis que c’est une trahison de l’esprit de l’Union pour la Méditerranée, un reniement de l’idée de coprésidence Nord-Sud. Et je dis que si l’on cède là-dessus, alors il n’y a plus d’Union pour la Méditerranée, il n’y a plus de coresponsabilité, il n’y a plus de copropriété, il y a le Nord qui impose ses vues au Sud et on revient à Barcelone ! Le véritable échec, il serait là, dans ce détournement de ce qui a été fait, de ce qui a été voulu, de ce qui a été proclamé le 13 juillet dernier par les Chefs d’Etat et de Gouvernement au Sommet de Paris.
Non, la coprésidence du Nord n’est pas le porte-parole des intérêts du Nord. Non, la coprésidence du Sud n’est pas le porte-parole des intérêts du Sud. La coprésidence, c’est l’expression d’une destinée commune dans l’égalité des droits et des devoirs, dans la fraternité, c’est-à-dire dans le respect, la compréhension et la solidarité. C’est difficile à faire admettre, c’est difficile à inscrire dans les faits, dans les comportements, dans les mentalités ? Ce n’est pas grave. Ce combat en vaut la peine. On finira par y arriver. Si on renonce par avance à tout ce qui est difficile, on ne risque jamais de faire rien de grand. Ce n’est pas un combat contre l’Europe. C’est le meilleur service que l’on puisse rendre à l’Europe, à sa stabilité, à sa prospérité.
Il y a une deuxième chose que l’esprit bureaucratique a, de toute évidence, bien du mal à comprendre : c’est l’importance de la logique de projets. C’est le renversement radical qu’elle opère. Passer d’une logique administrative à une logique de projet c’est une révolution qui a du mal à passer chez certains. Mais c’est le coeur du projet de l’Union pour la Méditerranée. La logique administrative c’est celle qui consiste à se doter d’un budget et à réfléchir ensuite à la manière de le dépenser. La logique des projets c’est celle qui part des projets et qui ensuite cherche à mobiliser les ressources nécessaires pour les réaliser.
C’est la logique de la vie normale. La logique de l’entrepreneur. La logique qui nous a fait sortir de la rareté, la logique qui nous a fait sortir de la préhistoire pour nous amener aux temps modernes. Je comprends que cette logique de la vie normale soit difficile à admettre pour ceux qui ne vivent pas dans le monde normal, pour ceux qui sont enfermés dans leurs bureaux et qui ne regardent jamais ce qui se passe dehors. Mais c’est avec les entrepreneurs que l’on construit l’avenir, pas avec les bureaucrates.
Et pendant que les diplomates et les ministres ne se réunissent plus, les projets continuent. Et c’est ça le plus important. C’est là que l’Union pour la Méditerranée vit. C’est dans ce foisonnement de projets, d’initiatives, d’idées que l’Union pour la Méditerranée est vivante !
Parce que le pari de l’Union pour la Méditerranée c’est qu’en travaillant ensemble les peuples peu à peu se comprennent mieux, se respectent davantage et peut-être finissent par s’aimer. Oui, il y a des centaines d’experts, de fonctionnaires, d’acteurs de la société civile qui travaillent tous les jours sur des projets ambitieux qui avancent. Il y a la charte de promotion et de protection des investissements. Il y a la cour d’arbitrage méditerranéen. Il y a la coopération judiciaire. Il y a le centre de coordination méditerranéen de la lutte anti-drogue. Il y a la coopération en matière de sécurité civile. Il y a la reconnaissance mutuelle des diplômes. Il y a le centre méditerranéen de la recherche scientifique. Il y a l’Erasmus méditerranéen. Il y a l’agence des PME. Il y a le plan solaire méditerranéen avec 130 projets. Il y a la dépollution de la Méditerranée. Il y a la politique de l’eau avec 37 projets identifiés. Il ya les autoroutes de la mer avec 17 projets. Il y a l’observatoire de la rénovation urbaine. Il y a l’alliance méditerranéenne pour l’E-commerce.
Il y a le projet des chemins de la sagesse qui réunit Français, Espagnols, Marocains, Israéliens, Palestiniens dans l’analyse d’une politique de tourisme. Il y a la mobilisation des sociétés civiles, des banques – regardez ce qu’ont fait dans la foulée de l’initiative de l’Union pour la Méditerranée la Caisse d’Epargne avec les banques des deux rives. Regardez l’initiative INFRAMED de la Caisse des Dépôts. Il y a la mobilisation des collectivités locales avec leurs multitudes de projets. Il y a la mobilisation des organisations internationales, de la BEI, de la Banque mondiale, du Fonds mondial pour l’environnement.
Il ya tous les moyens nouveaux qui sont prêts à s’investir en Méditerranée. Le 30 avril, à l’initiative du Ministre RACHID, je coprésiderai avec lui à Alexandrie une réunion avec les bailleurs de fonds. Leur intérêt pour l’Union pour la Méditerranée, voilà ce qui est réellement important !
Et on commence à travailler sur d’autres projets encore, sur l’agriculture, sur la santé, sur les technologies de la communication, sur le développement urbain, sur la protection du littoral…
On va ouvrir le chantier de la création d’une banque de la Méditerranée…
Les bureaucrates ne comprennent pas. Ce n’est pas dans leur cadre, dans leur procédure, dans leurs habitudes. Tant pis !
Les journalistes ne s’y intéressent pas. Ce n’est pas assez spectaculaire. C’est beaucoup d’efforts à faire, beaucoup de temps à passer pour comprendre. Tant pis ! Ce qui compte c’est que les sociétés civiles se sentent tellement concernées par cette initiative.
Qu’aucune initiative politique n’ait autant recueilli l’adhésion des sociétés civiles, voilà l’essentiel. Ce qui compte c’est que l’Union pour la Méditerranée vive ailleurs que dans les bureaux.
Alors on continue. On continue les projets. On continue à prendre des initiatives. Et la coprésidence prendra dans les mois qui viennent une initiative politique forte pour relancer le processus diplomatique.
La crise économique n’est pas un obstacle. Au contraire. C’est une opportunité parce qu’elle recèle un potentiel de projets, un potentiel de croissance immense dans un monde qui en cherche désespérément. Parce qu’elle rend de nouveau libre d’imaginer un autre avenir, un monde nouveau, un monde meilleur. Parce que grâce à la crise tout ira plus vite. Parce que la crise est l’occasion des remises en cause les plus radicales. Parce que c’est l’importance des défis qui fait la grandeur des aventures humaines.
Les mêmes qui prédisent l’échec l’avaient déjà prédit pour le 13 juillet. Ils ont eu tort. Ils l’avaient prédit pour la réunion des Ministres des Affaires étrangères à Marseille le 4 novembre 2008. Ils ont eu tort. Une fois encore, ils auront tort.
Nous construirons l’UPM sans eux. Nous la construirons contre eux s’il le faut. Mais nous la construirons. Nous la construirons avec les entrepreneurs, avec les artistes, avec les poètes, avec les créateurs, avec l’imagination, avec le courage de ceux qui voient loin, de ceux qui voient grand. Ils sont si nombreux autour de la Méditerranée que nous ne pouvons pas échouer. J’ai confiance dans la force qu’ils représentent.
Au coeur de la pensée méditerranéenne depuis la plus haute antiquité, il y a l’image du labyrinthe. Permettez-moi de citer deux vers d’un grand poète Libanais, Salah Stétié : « L’homme cherche une lampe très antique à la main, la clé perdue dans l’herbe du labyrinthe ». La clé de l’avenir nous l’avons. A nous de nous en servir.
Vive la Méditerranée ! Vive l’Union pour la Méditerranée !
Henri GUAINO - Au Forum de Paris – le 28 mars 2009
![]() A. Machek, Portrait du Rabbin S. J. L. Rapoport, vers 1840 |
La famille Obama est une famille kenyane qui appartient à l'ethnie luo. Dans son autobiographie[6], Barack Obama fournit une assez longue généalogie en ligne paternelle (12 générations au dessus de lui) et indique que la famille vivait de l'élevage nomade dans la région de l'Ouganda avant de venir se fixer au Kenya, à Alego[7] puis à Kendu Bay[8].
L'arrière-grand-père de Barack Obama Jr. s'appelait simplement Obama (il est donc l'ancêtre éponyme) et vivait à Kendu Bay à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.
Son grand-père, Hussein Onyango Obama (1895-1979) est présenté comme un personnage assez original ; il est le premier habitant de Kendu Bay à entrer en contact avec les Anglais à Kisumu, autour de 1910 ; immédiatement, il adopte un mode de vie moderne (vêtements européens, apprentissage de la lecture et de l'écriture, souci exceptionnel d'hygiène) et, désavoué par son père et ses frères, se met au service du colonisateur. Pendant la Première Guerre mondiale, il est responsable de l'organisation de corvées au Kenya puis au Tanganyika. Après la guerre, il exerce la profession de domestique et cuisinier pour différents patrons britanniques ; en même temps, il effectue un retour aux origines en achetant des terres à Kendu Bay et en prenant une épouse, Helima (puis une seconde, Akumu, puis une troisième, Sarah). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est au service d'un officier britannique dans différents endroits(Birmanie, Thaïlande, Ceylan, Europe). Après son retour, il cesse de travailler comme domestique et devient agriculteur à plein temps ; c'est aussi le moment où il quitte Kendu Bay et s'installe à Alego.
Vers 1950 une période de détention de six mois à la suite d'une dénonciation calomnieuse à propos de liens avec le mouvement nationaliste kényan (KANU). Reconnu innocent, il sort malgré tout affaibli physiquement et moralement de cette épreuve[9].
De ses trois épouses, il a eu huit enfants[10].
Barack Obama Sr. est le deuxième, né en 1936 à Kendu Bay. Sa mère est Akumu. Barack Obama Sr, qui décèdera en 1982 a été éduqué dans la religion musulmane mais était néanmoins athée[11]. Après le départ[12] d'Akumu en 1945, il a été élevé par la troisième épouse de Hussein Onyango dans le village d'Alego ; après des études primaires brillantes, quoique peu assidues, il est admis dans l'école des missionnaires de Maseno, mais en est renvoyé pour indiscipline, avant d'avoir mené à leur terme ses études secondaires. Il travaille plusieurs années comme employé de bureau à Mombasa et Nairobi et épouse sa première femme, Kezia. Il a la chance d'être repéré comme très doué par deux universitaires américaines qui lui font prendre un cours par correspondance et lui font passer l'examen de fin d'études secondaires à l'ambassade des États-Unis ; encore avec leur appui, il sollicite une bourse auprès de plusieurs universités américaines, et en 1959, obtient une réponse favorable de l'université d'Hawaii. Il va y suivre un cursus d'économétrie, obtenant les meilleures notes de sa promotion et y fonde l'association des étudiants étrangers.
Sa mère, Stanley[14] Ann Dunham (1942 - 1995) était la fille de Stanley (23 mars 1918 – 8 février 1992) et de Madelyn Dunham (26 octobre 1922 – 3 novembre 2008)[15]. La famille Dunham était chrétienne, mais Ann, adulte, était agnostique.
Elle est née près de la base militaire de Wichita (Kansas), son père ayant été appelé en 1942 pour servir comme GI dans l'armée américaine. Pendant la guerre, Madelyn Dunham travaille dans les usines aéronautiques de Wichita. Après avoir combattu en Europe dans l'armée de George Patton, Stanley Dunham devient vendeur représentant en meubles. La famille Dunham déménage assez souvent, habitant successivement la Californie, le Kansas, le Texas, l'État de Washington (Seattle) avant de partir pour Hawaii en 1959. Stanley y connaît des déboires professionnels, mais Madelyn occupe avec un certain succès un emploi de cadre de banque.
Stanley Ann suit des études d'anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Sr.[16].
Barack Obama a été élevé par ses grands-parents maternels à partir de 1971. Étant très attaché à Madelyn (« Toot », américanisation de Tutu, « grand-mère » en hawaïen), le candidat a même interrompu sa campagne pour s'occuper d'elle alors qu'elle était souffrante à Hawaii. Madelyn Dunham est décédée le 3 novembre 2008[15], la veille même de l'élection de son petit-fils à la présidence des États-Unis.
Les parents de Barack Obama se marient le 2 février 1961[17]. En août 1963, son père est accepté à l'Université Harvard mais il part seul pour le Massachusetts car la bourse qu'il a obtenue ne lui permettrait pas de subvenir aux besoins de son épouse et de son fils. Le divorce sera prononcé en janvier 1964. Diplômé en économie en 1965, le père de Barack Obama repart au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue proche du gouvernement de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé et boycotté, il sombre dans la pauvreté et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982[13]. Son fils ne l'aura revu qu'une fois, à 10 ans, lors d'un séjour de son père à Hawaii (décembre 1971-janvier 1972).
Ann Dunham s'est remariée en 1965 avec un étudiant originaire d'Indonésie, Lolo Soetoro, qui regagne son pays dès 1966 ; Ann et Barack le rejoignent à Jakarta[18] en 1967. Barack va passer quatre ans en Indonésie. Il fréquente d'abord deux ans l'école primaire catholique St-François d'Assise puis une école publique où il est le seul étranger[17]. Dans le dossier d'inscription à celle-ci, il aurait choisi, parmi les cinq religions proposées, celle de son beau-père le javanisme[19], une branche locale de la religion musulmane[20]. Pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste néo-conservateur Daniel Pipes a prétendu qu'Obama avait été un musulman pratiquant durant son séjour en Indonésie (donc entre 6 et 10 ans !)[21]. Obama affirme quant à lui que son foyer n'était pas religieux.
En 1971, sa mère le fait revenir à Hawaii chez ses grands-parents maternels, afin qu'il puisse faire des études secondaires américaines (depuis le début du séjour indonésien, elle lui faisait suivre un cours par correspondance, et dans les derniers mois, lui imposait de se lever très tôt pour travailler avec elle avant d'aller à l'école) ; il est inscrit à l'Académie Punahou, prestigieuse école privée d'Hawaii[22] pour laquelle il a obtenu une bourse. L'année suivante, Ann, séparée de Lolo Soetoro, le rejoint avec Maya et reprend ses études avec un mastère consacré à l'anthropologie de l'Indonésie. Selon Maya, l'éducation que sa mère a donné à cette époque à ses deux enfants était « idéaliste et exigeante[23] ». En 1975, elle retourne en Indonésie pour effectuer les travaux de terrain obligatoires pour son diplôme, mais Barack refuse de la suivre[23]. Elle devient responsable d'un programme d'aide aux femmes pauvres organisé par la fondation Ford puis contribue à développer le système de microcrédit indonésien[23]. Elle achève son doctorat en 1992 avec une thèse sur The peasant blacksmithing in Indonesia. Mais elle meurt à Hawaii à 52 ans le 7 novembre 1995 d'un cancer de l'ovaire. Obama affirme que sa plus grande erreur a été de ne pas avoir été à ses côtés au moment de sa mort.
Barack Obama a raconté son enfance et sa jeunesse (jusqu'en 1988) dans son autobiographie Les rêves de mon père.
En discutant avec les célibataires dans les soirées rencontres ou dans les forums de web, on peut avoir une fausse idée..
On peut généraliser en pensant que les célibataires sont des gens tristes, aigris, malheureux et grincheux.
C’est une majorité parfois. Mais un célibataire heureux existe – il ??
Il existe effectivement des célibataires heureux, qui peuvent fonder un couple mais ne le désire pas à tout prix. Dans cet ensemble des célibataires heureux, on observe une dose d’individualisme, de vie solitaire organisée. Ces célibataires ne sont pas prêts à hypothéquer leur bonheur et leur liberté pour former un couple à tout prix.
Vous me demanderez : Comment fait-on pour devenir célibataire heureux ?
- Le célibataire heureux a accepté le fait de vivre seul et ne cherche pas continuellement à trouver l'âme sœur. Son célibat peut être choisi dès le début ou subit, mais ne sachant pas combien de temps il sera seul, il a décidé de prendre du bon temps en attendant de rencontrer quelqu'un qui ajoutera un plus à son bonheur plutôt que quelqu'un qui viendra combler sa solitude, pour ne pas dire son isolement, ou il a cessé d’attendre, organisant sa vie en célibataire solitaire. - Il ne considère pas comme une moitié à la recherche d'une autre moitié mais comme une personne entière, tout en étant consciente que certains besoins nécessitent la présence d'une autre personne.
- Le célibataire heureux n’est pas un dépendant affectif, même s'il peut éprouver des peines d'amour.
Comment reconnaît - on un célibataire heureux ?
On reconnaît un célibataire heureux dans la vie, dans les forums ou dans les rencontres par son absence de fanatisme. c’est un célibataire qui ne cherche pas à afficher son bonheur dans le célibat, il n'essaie pas de vous persuader que le célibat est le seul mode de vie acceptable ni que le salut ne réside que dans la vie à deux. Il ne dénigre pas le couple ou la sexualité partagée, il ne se lance pas dans une guerre verbale pour dévaloriser l’autre sexe, mais il garde l'esprit ouvert à la possibilité d'une relation future.
Le célibataire heureux est celui qui voit les avantages du célibat pendant qu'il est seul et ne se prive pas de goûter aux avantages de relation de couple quand l’occasion se présente. Hyper-sensible et impressionnable, la vie extérieure vous semble souvent un peu trop dure et agressive pour votre personnalité, et vous aspirez, plus que toute autre, à pouvoir vous réfugier dans votre petit chez-vous. Autant dire que vous êtes une adepte du cocooning, qui chez vous n'est pas un vain mot. Tapis et rideaux épais, moquettes douces et lumières tamisées, tout chez vous est fait pour créer une ambiance propice au relâchement, au rêve et à l'évasion. Et on n'y entre pas si facilement que ça, même quand on est votre amie : car venir chez vous, c'est entrer de plein-pied dans votre intimité la plus profonde et aussi la plus fragile.
- Le célibataire heureux est le centre de son univers, il a un monde à lui, l’autre n’est pas indispensable pour satisfaire ses besoins, ni pour le consoler de ses malheurs. Il ne croit pas qu'il faille nécessairement partager sa vie avec un partenaire privilégié pour être heureux, bien qu’il soit rarement opposé à cette idée.
Votre pièce-fétiche : la chambre, qui chez vous devient une véritable pièce à vivre, où au choix vous lisez, mangez, regardez un DVD, téléphonez, faites votre courrier, et, au milieu de tout ça, de temps en temps, dormez. Les coloris et teintes qui vous conviennent : tous les bleus et les verts, mais aussi le blanc, tendres, reposants et invitant au calme et au repos.
L'orientation : plutôt Nord ou Ouest que Sud ou Est, trop dynamisants pour vous. Votre manière de vous rassurer est aussi d'amasser un bazar impressionnant, et de vous entourer de quantités de choses qui au bout d'un moment font ressembler votre appartement à la caverne d'Ali Baba. Car le fait d'être environnée de toutes ces choses qui ont une signification affective pour vous, vous permettent de vous sentir confortable, rassurée et protégée. Alors qu'a contrario le vide, l'espace, le rangement, vous font à la limite vous sentir mal.
Enfin, pensez à l'encens, aux huiles essentielles et à une fontaine à eau pour créer une ambiance douce et feutrée comme vous l'aimez.

En repartant, on a pu admirer les arbres en fleurs qui jalonnent les rues de Washington. La ville est connue pour être magnifique au printemps. Elle abrite notamment des centaines de cerisiers offerts par l’empereur du Japon aux Etats-Unis en 1912.
Tous les ans, pendant quinze jours, leur floraison donne lieu au « Festival national des cerisiers en fleurs ». Un million de visiteurs se déplacent tous les ans pour admirer le spectacle. Cette année, il a lieu du 28 mars au 12 avril. Heureusement que Barack Obama rentre le 7. C’aurait été trop bête qu’il rate ça.
Claire DERVILLE

Washington est bien calme en ce moment. En l’absence de Barack Obama, Hillary Clinton, Tim Geithner, Larry Summers et les autres, la tension dans la ville a baissé d’un cran. La plupart des correspondants sont montés dans les avions affrétés par le gouvernement pour suivre le périple européen qui du président, qui de la secrétaire d’état. Ceux qui sont restés sur place apprécient ce petit moment de répit...
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Le comportement sensuel peut augmenter les plaisirs psychuous. Mais étant donné que les plaisirs psychuous impliquent la personne entière dans les expériences sexuelles aussi bien que dans les non sexuelles, ces plaisirs ne dépendent pas du comportement sensuel.
La plupart des individus peuvent et devraient augmenter leur attrait sexuel. Mais certaines personnes diminuent leur attrait sexuel en feignant la sensualité.
Et le désastre qui en résulte est lorsqu'une personne sans attrait sur le plan psychuous (ex. un non producteur, un néotricheur, un mystique, ou toute autre personne destructrice) tente habituellement de cacher ses déficiences en feignant la sensualité.
Comme les déficiences non attrayantes de cette personne deviennent de plus en plus difficiles à cacher, le besoin d'une image truquée (ex. playboy, évangéliste, "pouvoircrate", membre du "jet-set", machisme) grandit jusqu'à ce que l'image se brise.
A ce point, les chances de cette personne de réaliser les plaisirs psychuous et le bonheur peuvent être perdues pour toujours.
La surprise est grande ! Aucune précision n'a été donnée quant aux circonstances de cette soudaine disparition.
Après de longues études à Londres, Devdas revient dans sa province indienne natale. Il se précipite chez sa jeune voisine et amie d'enfance, Paro, au risque de vexer sa mère, Kaushalya, qui se languit de lui depuis dix ans.
Malgré la distance, Devdas et Paro n'ont jamais cessé de s'aimer, pour le plus grand bonheur de Sumitra, la mère de Paro, qui rêve de les marier. Mais la belle Paro est issue d'une caste inférieure à celle de Devdas, fils d'un riche propriétaire terrien, Narayan. |
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