Maï's profileBienvenü(e) dans le mond...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    Averroès progressiste et précurseur de l'union méditerranéenne


    PNG - 275.6 ko

    La vie d’Averroès a été retracée dans Le Destin (1997), un film de Youssef Chahine, primé pour le 50ème anniversaire du Festival de Cannes. À voir absolument !

     

    Averroès  Ibn Rushd, dit Averroès (1126-1198), est l’un des érudits musulmans les plus célèbres en Occident. On le connaît surtout pour ses commentaires d’Aristote, pour ses talents de médecin et pour le fait qu’il a été persécuté pour ses prises de position philosophiques. Averroès était trop influencé par la philosophie, la lo


    D'Averroes, philosophe arabe, (1126-1198), on sait que son ouverture d’esprit et sa modernité déplurent souverainement aux diverses autorités musulmanes de l’époque. Emprisonné et exilé comme hérétique, ses livres furent brûlés.

    Averroes essayait en particulier de distinguer la foi de la raison, exercice fort mal vu par les musulmans il y a 800 ans, et qui ne semble d’ailleurs pas préoccuper beaucoup plus les mahométans d’aujourd’hui. En 8 siècles, les musulmans n’ont pas bougé d’un millimètre.

    A dire vrai, l’importance des travaux d’Averroes n’a jamais eu beaucoup de poids dans la sphère islamique, puisque ses principaux travaux portaient sur la philosophie grecque… Ses écrits ont essentiellement marqué les philosophes chrétiens et juifs du Moyen-Age. A ce sujet, Ernest Renan déclarait en 1883 qu’attribuer les mérites d’Averroes à l’islam, c’était comme attribuer les mérites de Galilée à l’Inquisition.

    D’Averroes, on connaît également cette phrase d’une exquise pureté : « La religion judaïque est une loi d’enfants, la chrétienne une loi d’impossibilité et la mahométane une loi faite pour les pourceaux»gique et les mathématiques grecques pour toujours rester un parfait Musulman. Bref, il fait figure de progressiste.

    D'Averroes, philosophe arabe, (1126-1198), on sait que son ouverture d’esprit et sa modernité déplurent souverainement aux diverses autorités musulmanes de l’époque. Emprisonné et exilé comme hérétique, ses livres furent brûlés.

    Averroes essayait en particulier de distinguer la foi de la raison, exercice fort mal vu par les musulmans il y a 800 ans, et qui ne semble d’ailleurs pas préoccuper beaucoup plus les mahométans d’aujourd’hui. En 8 siècles, les musulmans n’ont pas bougé d’un millimètre.

    A dire vrai, l’importance des travaux d’Averroes n’a jamais eu beaucoup de poids dans la sphère islamique, puisque ses principaux travaux portaient sur la philosophie grecque… Ses écrits ont essentiellement marqué les philosophes chrétiens et juifs du Moyen-Age. A ce sujet, Ernest Renan déclarait en 1883 qu’attribuer les mérites d’Averroes à l’islam, c’était comme attribuer les mérites de Galilée à l’Inquisition.

    D’Averroes, on connaît également cette phrase d’une exquise pureté : « La religion judaïque est une loi d’enfants, la chrétienne une loi d’impossibilité et la mahométane une loi faite pour les pourceaux».


    Averroes est un génie aux connaissances étendues. Il a partagé sa vie mouvementée entre l'Espagne et le Maroc en qualité de juge et de médecin. Il a été le grand commentateur de la philosophie d'Aristote dont l'influence pénétra les esprits y compris des théologiens chrétiens les plus conservateurs du Moyen Age comme Saint-Thomas-d'Aquin. On venait le voir en consultation aussi bien en médecine qu'en matière juridique.

    Sa vie

    Son nom Abu al-Walid Mohamed Ibn Ahmed Ibn Mohamed al-Andalusi, connu chez les Occidentaux comme Averroes est né à Cordoue en Espagne en 1126. Averroes statue La ville est alors un lieu d'intense activité intellectuelle. Sa famille était connue et respectée; son grand-père et son père avaient été grand qaadi (magistrat) à Cordoue. Averroes acquit une formation solide, par des maîtres particuliers.

    l commence par l'étude du Coran, de la grammaire, de la poésie, de l'écriture et des rudiments de calcul. Il est initié par son père qui était lui-même juge à Cordoue, à la jurisprudence musulmane, selon laquelle le religieux et le juridique ne se dissocient pas. Après une bonne formation religieuse il étudia d'autres branches du savoir, la physique, l'astronomie, la médecine, les mathématiques. Il apprit la philosophie et le droit sous la direction d'Abu J'afar Haroon et d'Ibn Bajja, et la médecine sous celle d'Avenzoar.

    édecin de princes influents il échappe pour un temps aux ennuis que lui valent ses prises de position philosophiques et son scepticisme religieux. Cela ne lui empêchera pas de goûter tour à tour au pouvoir en qualité de gouverneur de l'Andalousie, de réformateur de l'administration de la justice à Marrakech et au désagrément de la détention ou du dénuement.

     l'âge de 27 ans, en 1153, Averroes s'est rendu à Marrakech, sur invitation du Calife Almohade Abdel-Moumen ben Ali pour des consultations relatives à l'établissement d'un certain nombre d'écoles au Maroc et la réforme de l'administration de la Justice. Il est retourné à Marrakech une deuxième fois où il fut présenté, par le philosophe et médecin Ibn Tofaïl, au Calife Ibn Yacoub Youssef qui lui confia, en 1169 la tâche d'expliquer la philosophie d'Aristote.


    es nouveaux maîtres de Perse, d'Egypte, du Maghreb et d'Espagne rivalisaient dans le domaine du faste et de l'esprit. C'est en 929 que fut fondée Cordoue - le joyau du monde - dans laquelle fut constituée une bibliothèque comparable à celle qui jadis avait fait la réputation d'Alexandrie (plusieurs centaines de milliers de volumes). 
    La médecine arabe est représentée à cette époque par les grandes écoles de Médecine Arabe ou de langue Arabe: 
    - L'école de Bagdad avec les Bakhtishu et Yuhanna Ibn-Masawayh 
    - L'école d'Ispahan avec Ibn Sina, 
    - L'école de Shiraz avec Ibn Abbas Al Majusi, 
    - l'école de Damas avec Al Baghdadi et Ibn Al Mutran 
    - L'école au Caire illustrée par Ibn an Nafis et Ibn Abi Usaybia 
    - L'école de Kairouan: avec le célèbre Ishaq Ibn Imran et Ibn Al Jazza 
    - Les écoles de Cordoue, de Tolède, Séville, et de Saragosse connurent de grands médecins tels, les fameux Abulcassis, Avenzoar, Averroes.


    CordoueAverroes était aussi compétent en matière de théologie que de droit ce qui lui valut d'occuper le poste de qaadi (magistrat chargé de dire le droit) à Séville, à l'âge de 44 ans, c'est à ce moment qu'il traduisit et résuma le livre d'Aristote "de Anima". Deux années plus tard il se trouve à Cordoue dans sa ville natale où il restera 10 ans comme grand qaadi de la ville. C'est pendant cette période qu'il écrira les commentaires d'Aristote.


    Un examen attentif de ses travaux médicaux et philosophiques montre qu'Averroes était un homme profondément religieux ayant une bonne connaissance du Coran et des traditions enseignées par le Prophète auxquelles il fait souvent référence. Ainsi on trouve dans ses écrits cette phrase: "Quiconque étudie l'anatomie augmente sa foi dans l'omnipotence et l'unité de Dieu Tout Puissant".

    verroes philosophe fut avant tout praticien et théoricien de la médecine et du droit. Il aurait écrit 78 livres sur différents sujets.

    En tant que médecin.

    Averroes averroesétait un médecin porté sur la recherche, l'analyse et le traitement des maladies, bien qu'il ait eu un plus grand penchant pour la recherche et l'étude. Son œuvre médicale la plus connue est "Kitab Al-Kulliyate fil-Tibb" ("Livre de Médecine Universelle"). Ecrit avant 1162, cet ouvrage fut traduit en latin par Bonacosa en 1255, sous le titre de «Colliget»,et en hébreu. Il fut publié en 1482 et en 1560 à Venise, il fût enseigné officiellement dans les Facultés et écoles de Médecine occidentales jusqu'au XVIIeet XVIIIe siècles. Ce n'est qu'en 1984 que le texte arabe a été imprimé à New Delhi. En 1989, le Conseil supérieur algérien de la Culture, en coopération avec l'Union internationale des Académies, a procédé à la publication «d'Al-Kulliyate», après authentification et commentaire par les Dr Saïd Chibane et Ammar al-Talibi.


    lI est composé de sept livres, comporte une belle introduction à la Physiologie.


    Il y exprime son adhésion à la médecine scientifique héritée des grecs qu'il faut concilier avec l'ensemble des traditions rassemblant les pratiques et les conseils du Prophète en matière de soins. Il souligne, en outre, la nécessité de s'appuyer sur l'observation et l'expérimentation, d'avoir une connaissance globale de tout ce que la science naturelle a accumulé au plan de la dissection et de la fonction des membres. La consultation entre médecins qu'il a prônée est un apport notable à la médecine.


    - Lorsqu'on a eu la chance de guérir d'une variole, il aboutit à la conclusion que la variole ne touche le malade qu'une seule fois.

    - Averroès s’intéresse à l’anatomie. Il traite de 7 paires de nerfs crâniens, il décrit les nerfs rachidiens et leurs territoires d’innervation, les 4 citernes cérébrales ainsi que 2 méninges.

    - Averroès, dans le Colliget, se range clairement derrière Aristote et il fait du cœur le siège de la virtus cibavita et de la sensibilité générale, en réfutant les arguments anatomiques qui pouvaient être avancés.
    - Outre ses fonctions motrices, il reconnaît au cerveau les capacités d’imagination, de réflexion, de mémorisation (mémoire d'évocation et de fixation)
    - Il découvre que l'organe sensible de l'œil est la rétine, et annonça parmi les premiers que la rétine reçoit la lumière.


    - Averroes a décrit une multitude de maladies, ainsi que leurs symptômes et leurs complications. Il a traité, en outre, des manifestations psychiques, telles que la colère, la tristesse, l'anxiété et l'épilepsie.


    - Averroes estimait qu'une alimentation saine, une eau propre et un air pur sont les garants d'une bonne santé. Il considérait que les médicaments constituent une matière étrangère au corps, nuisible au fonctionnement de certains organes en raison de leurs diverses incidences, en particulier sur le foie et les reins, dont les fonctions visent à éliminer les poisons du corps.


    Averroes a élaboré un traité d'Astronomie: "Kitab fi-Harakat al-Falak", sur le mouvement des sphères et des étoiles, abrégé d'astronomie à partir de l'Almageste de Ptolémée (90-168).


    De la même époque que le "Kitab Al-Kulliyat", date le "Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat-al-Muqtasid", ouvrage consacré à des questions discutées en matière de fiqh (droit, au sens musulman, selon lequel le religieux et le juridique ne se dissocient pas), ce qui lui valut une certaine réputation en ce domaine.


    Ce n'est ni comme juriste ni comme médecin qu'Averroes fut connu du monde latin mais comme "Commentateur" d'Aristote, tout comme Aristote est le "Philosophe".

    Les sources de la pensée d'Averroes sont de deux ordres: 
    - le philosophe Aristote dont il veut retrouver la philosophie dans sa pureté, en éliminant les interprétations passées faites par les musulmans ou les grecs. 
    - l'Islam et son livre saint le Coran.


    Aristote et Platon, Ecole d'Athènes par Raphaël (Vatican) ci-contre

    n une vingtaine d'années Averroes écrivit sur presque tous les traités du corpus aristotélicien qu'il considère comme un "être divin" et inspiré. Il utilise pour cela plusieurs traductions, il trouve ainsi certaines erreurs de traduction ou d'interprétations, parfois des rajouts. Il cherchait à trouver un sens originel à sa vie à travers l'œuvre du philosophe grec. Sa conception philosophique sur l'origine des êtres est inscrite dans ses commentaires des traités d' Aristote.

    Traductions latines d'Aristote, commentées par Averroes
    Averroes, Grand Commentaire, sur Aristote, De Anima.

    eux versions latines et commentaire en petits caractères. Commentarium magnum Averrois in Aristotelis De Anima libros, traduit par Michel Scot vers 1230. 
    Paris, troisième quart du XIIIe siècle. Manuscrit sur parchemin (158 feuillets, 31 x 21 cm).
    BnF, Manuscrits (Latin 16151 fol. 22)

    e mot générique de commentaire en couvre trois sortes distinctes :
    - le petit commentaire (
    "Jami"), abrégé, ou paraphrase, destiné à de jeunes élèves. 
    - le commentaire moyen (
    "Talkhis") est une explication assez courte, destinée à des étudiants déjà familiarisés avec le sujet. 
    - le grand commentaire (
    "Tasfir"), dans lequel Averroes énonce les problèmes que suscitent certains passages, rapporte les solutions avancées par les commentateurs antérieurs, les examine, et expose la sienne propre, ce qui donne lieu à des développements parfois très longs.
    Ces commentaires sont connus uniquement dans des traductions hébraïques ou latines.

    Averroes cherche à concilier Philsophie et Religion

    ux yeux d'Averroes, rien dans la philosophie d'Aristote bien comprise ne contredit le Coran. La philosophie ne contredit pas la loi divine qui appelle à étudier rationnellement les choses: on doit "unir le rationnel (ma'qul ) et le traditionnel (manqul )". Averroes s'en explique dans Fasl al-maqal(Discours décisif ); "le vrai ne peut contredire le vrai".


    Le programme est possible, parce que la loi divine a un sens extérieur (zahir) et un sens intérieur (batin): les hommes capables de science doivent pénétrer jusqu'à celui-ci et le garder pour eux, les autres se contentant du premier, qui précisément leur est destiné. Si les préceptes pratiques s'imposent à tous indistinctement, les comportements doivent nécessairement différer en matière théorique. La seule attitude qui ne soit pas justifiée est celle des mutakallimun (théologiens) qui, communiquant aux gens du commun des interprétations mal fondées, jettent le trouble dans les esprits; faute de connaître les véritables méthodes rationnelles, ils s'en tiennent à des argumentations simplement probables, sur quoi rien de certain ne peut se fonder.


    Sur ces bases - distinctions corrélatives des sens du Coran, des capacités intellectuelles et des modes de démonstration - Averroes a composé un ouvrage intitulé Découverte des méthodes démonstratives concernant les dogmes religieux (1189). Il y traite de plusieurs points fondamentaux de la foi islamique (l'existence de Dieu, son unicité, ses attributs, ses actions...) en substituant aux formulations et aux arguments des écoles théologiques, qu'il critique en détail, un exposé qui, fondé sur le seul texte coranique, doit convenir à la fois aux simples et aux savants (aux aristotéliciens).



    Problème de la corporéité de Dieu

    Un exemple fera comprendre cette méthode. Bien qu'il n'affirme rien de positif sur ce point, le Coran semble suggérer que le Créateur a un corps. Certains théologiens (mutakallimûn) ont prétendu prouver qu'il n'en était rien; mais leurs démonstrations ne sont pas solides; d'autre part, à dire aux gens du commun que Dieu est sans corps, on risque fort de leur faire conclure qu'il n'existe pas. La meilleure attitude consiste à ne pas aller plus loin que la Loi, c'est-à-dire à attribuer à Dieu ni la corporéité ni l'incorporéité. Et si l'on demande ce qu'il est, il faut, se référant au texte révélé (Coran, XXXIV, 35) et à la tradition du Prophète, dire que Dieu est Lumière. Ainsi on ne s'écarte pas de la Loi; on signifie aux gens du commun une existence réelle et particulièrement noble; on rappelle aux savants que leur intelligence est aussi incapable de saisir Dieu que les yeux des chauves-souris le sont de voir le Soleil -(allusion à Aristote : Métaphysique, II, 1, 993 B, 9-11).

    ans l'ensemble de ce traité, Averroes apparaît au point de convergence de trois perspectives doctrinales: la théologie musulmane, qu'il refuse mais qu'il connaît assez à fond pour la critiquer de l'intérieur; la révélation coranique et la philosophie d'Aristote, qu'il accepte intégralement l'une et l'autre comme deux expressions différentes du vrai.


    Son ouvrage le plus important "Tuhafut al-Tuhafut" ("Inchoérence de l'Incohérence" ou "Destruction de la Destruction") est écrit en réponse au travail du penseur musulman et philosophe mystique Al-Ghazali, mort en 1111, qui avait écrit un livre destiné à ruiner les doctrines de divers philosophes: le "Tahafut al-falasifa" (La Destruction des philosophes ), qu'il réfute méthodiquement. Pour Al Ghazali, il n'y a pas de loi de la nature, mais des volontés de Dieu ; et la science doit s'effacer devant la toute puissance de la religion. Il écrit: "les connaissances consacrées par la Raison ne sont pas les seules, il y en d'autres auxquelles notre entendement est absolument incapable de parvenir".

    Réponse aux adversaires de la philosophie: Unité de l'intelligence

    Averroes précise dans "Tuhafut al-Tuhafut" ("Inchoérence de l'Incohérence"), la double incapacité de l'intelligence: l'une est relative, propre à une certaine classe d'esprits, et provient soit de la constitution individuelle, soit de l'absence d'instruction; l'autre est absolue, et tient à la nature même de l'intelligence. On notera que, dans le texte résumé ci-dessus (allusion aux chauves-souris), c'est une image tirée du Philosophe lui-même qui illustre cette limitation radicale.


    Dans ces interprétations, il fait état de sa théorie d'une intelligence universelle immortelle à laquelle tous les hommes participent par leur espèce mais non en tant qu'individu, les âmes particulières étant elles périssables et dépendantes.

    Il distingue en l'homme l'intellect passif et l'intellect actif. Celui-ci se situerait au-delà de l'individu : il lui serait supérieur, antérieur, extérieur car il serait immortel: en effet bien que les individus meurent, d'autres les remplacent toujours, et si la science vient à manquer en un point de la Terre, on peut être assuré qu'elle est en quelque autre: l'homme, en tant qu'être spécifique, est toujours nécessairement "joint" aux intellects.

    ien entendu il en va autrement pour les hommes particuliers: la pensée de chacun est liée à ses propres images. C'est pourquoi, malgré l'unicité des intellects, les pensées de chaque homme sont différentes de celles des autres; cela explique aussi que "ma" pensée soit, en un sens, "mienne", puisqu'il dépend de "moi" de me joindre à l'intellect agent, c'est-à-dire de faire que l'intelligible soit abstrait de "mes" images.

    Immortalité

    Selon Averroes, Aristote soutient une doctrine de l'éternité de la matière: rien ne vient du néant, et ni la forme, ni la matière ne sont créées. Le mouvement serait éternel et continu.

    'éloge qu'il fait d'Aristote va parfois jusqu'à conférer à son existence une signification proprement exemplaire. Ainsi:

    Ce point [à propos de l'âme] est si difficile que si Aristote n'en avait parlé, il eût été très difficile, impossible peut-être, de le découvrir - à moins qu'il ne se fût trouvé un autre homme comme Aristote. Car je crois que cet homme a été [...] un modèle que la nature a inventé pour faire voir jusqu'où peut aller la perfection humaine en ces matières."


    Son but est de revenir à l'authentique philosophie aristotélicienne. Il pense que l'homme n'a ni le contrôle de sa destiné, ni que celui-ci est entièrement prédéterminé. Averroes nous offre ici le tableau d'un monde sans commencement ni fin temporels, où les sphères tournent éternellement parce qu'elles dépendent de l'activité éternelle du Premier Agent. Ce Dieu d'Aristote agit selon un mode qui n'est ni volontaire ni naturel, mais que la Loi révélée appelle volonté. Créateur, sa science des êtres existants n'est ni universelle (car la connaissance par l'universel est abstractive et potentielle) ni particulière (car le particulier, matériel et multiple, est sans rapport avec l'unité de l'intellect divin): la science divine est toute différente de la nôtre, parce que - Averroes le dit encore dans son grand commentaire sur la Métaphysique , et dans un petit traité consacré à la "science éternelle" - elle est la cause de l'existence de l'être, et non pas son effet.


    Dieu connaît, Dieu crée, c'est tout un: son essence créatrice est coextensive à la science qu'il a de ses créatures. L'identification en Dieu de l' "être" et du "connaître" est conforme à la théorie aristotélicienne, de même que l'éternité du monde; en liant ces thèmes à celui de la création, Averroes les éclaire d'un jour qui n'est plus grec, mais coranique; on a vu qu'il se référait explicitement à la révélation, et qu'il affirmait l'incapacité de l'intelligence humaine à en saisir le contenu entier.


    L'immortalité serait un attribut de l'espèce et non de l'individu. Cette distinction conduit Averroes à séparer radicalement raison et foi, la Révélation de la Foi n'étant accessible qu'à l'intellect actif.


    Ainsi la pensée d'Averroes apparaît comme un ensemble complexe où s'enlacent et s'équilibrent des éléments venus d'Aristote et d'autres venus du Coran, d'une façon très différente toutefois de ce que sera la scolastique chrétienne.

    'est ce qui lui vaudra d'ailleurs sa disgrâce.


    Averroès progressiste et précurseur de l'union des cultures Méditerranéennes


    Averroes expose sa Théorie de la connaissance

    PNG - 103.9 ko

    Initié très tôt à la jurisprudence et à la théologie, il étudie aussi la médecine et fait des observations astronomiques au sud de Marrakech en 1153. Il écrit de nombreux ouvrages philosophiques et un traité de médecine remarqué en 1162. En 1167, il devient qâdi de Séville puis, en 1182, premier médecin à la cour d’Abû Ya’qûb Yûsuf et enfin, en 1184, Grand qâdi de Cordoue, comme le fut son père.

    Dans sa théorie de la connaissance, Averroes expose sa philosophie de la survie individuelle de l'âme. Dans les commentaires du "Traité de l'Âme" il exploite les passages, quelque peu obscurs, où Aristote parle des intellects: celui qui reçoit l'intelligible, comme le sens reçoit le sensible, et celui qui est la cause de la connaissance. Averroes explique que l'intellect "agent" interfère sur l'intellect "matériel", ces deux intellects sont l'un et l'autre éternels, et uniques pour tous les hommes. C'est en eux que s'opère réellement la pensée éternelle comme le monde, l'espèce humaine fournit sans défaillance à leur incessante actualité bien que les individus meurent, toujours d'autres les remplacent, et si la science vient à manquer en un point de la Terre, on peut être assuré qu'elle est en quelque autre: l'homme, en tant qu'être spécifique, est toujours nécessairement "joint" aux intellects.


    Bien entendu il en va autrement pour les hommes particuliers: la pensée de chacun est liée à ses propres images. C'est pourquoi, malgré l'unicité des intellects, les pensées de chaque homme sont différentes de celles des autres; cela explique aussi que ma pensée soit, en un sens, mienne, puisqu'il dépend de moi de me joindre à l'intellect "agent", c'est à dire de faire que l'intelligible soit abstrait de mes images. Mais, Aristote l'enseigne, l'imagination est liée au corps, et meurt avec lui: c'est pourquoi la pensée individuelle est périssable, et, après la mort, "nous ne nous souvenons plus". Ainsi paraît supprimée toute croyance en une immortalité personnelle; toutefois, dans le "Tahafut al-Tahafut" , Averroes rappelle que, selon Aristote, l'altération d'un organe, de l'œil par exemple, n'implique pas nécessairement celle de la faculté correspondante (ici, de la vue): ce qui peut laisser supposer que l'intellect n'est pas seul à survivre à la mort du corps. Mais sur la question de l'esprit, l'homme "n'a reçu que peu de science", comme le dit un passage du Coran que cite ici Averroes: et le problème reste ouvert.

    En revanche, la doctrine d'Averroes est parfaitement nette en ce qui concerne une question débattue depuis longtemps par les philosophes musulmans: celle de la "jonction" (ittisal , continuatio dans les traductions latines) avec l'intellect "agent". Notre auteur s'en explique en plusieurs endroits: dans ses commentaires au Traité De l'âme, et dans trois "épîtres" consacrées à cette question. Pour comprendre la façon dont nous nous "acheminons vers la jonction", il faut ajouter à ce qu'on a dit plus haut qu'en passant à l'acte, l'intellect matériel devient intellect en habitus , c'est à dire possession stable de connaissances, de concepts, dont le nombre s'accroît à volonté. Quand sont actualisés pour nous tous les intelligibles que l'intellect matériel était potentiellement, "aussitôt l'intellect agent se joint à nous": c'est le terme du mouvement vers la jonction. De quoi s'agit-il au juste? La connaissance par abstraction est dépassée: si l'intellect matériel acquiert de la perfection en pensant des formes engagées dans la matière, il le peut à plus forte raison en pensant des formes immatérielles, intelligibles par soi (cela vient encore d'Alexandre d'Aphrodise).



    Bourse : Programme Averroès

    5.2 millions d’euros par an


    Doté de 5,2 millions d’euros par an, le programme Averroès est l’unique volet confié à la France par la Commission Européenne dans le cadre d’« Erasmus Mundus External Cooperation Window ».
    Il permettra d’offrir chaque année 326 bourses de mobilité entre les pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) et 4 pays de l’Union Européenne (Belgique, Espagne, France et Italie).
    Les bénéficiaires de ces bourses d’excellence sont les étudiants sélectionnés sur dossiers, les enseignants et les chercheurs... ainsi que le personnel des universités : c’est l’une des nouveautés du programme.Un programme stratégique pour les pays du Maghreb

    Conçu sur le principe de l’échange et de la valorisation réciproque, le programme Averroès a été élaboré en coopération étroite entre les universités partenaires des deux côtés de la Méditerranée.

    Béatitude intellectualiste

    L'autre part, le grand commentaire sur la Métaphysique explique que les substances séparées - et l'intellect agent en est une - peuvent être connues intellectuellement par nous, bien que ce soit difficile. La "jonction" nous unit donc à l'intelligible pur: c'est alors "la béatitude""le grand but, l'immense bonheur"; l'homme en cette situation fait le lien entre l'actualité de l'intelligible et le sensible, puisque c'est en pensant ce dernier qu'il s'est élevé "de perfection en perfection, de forme en forme". Averroes va jusqu'à dire que, selon Thémistius (IVe s.), il est alors "assimilé à Dieu en ce qu'il est et connaît tous les êtres: car les êtres, et leurs causes, ne sont que la science de Dieu". Non que pour Averroes l'intellect agent soit Dieu, mais la jonction à cet intellect élève l'homme au niveau des substances séparées et de l'intelligible pur. Si l'on peut parler ici de mystique, c'est en un sens bien particulier, en rappelant qu'Averroes critique les soufis pour avoir négligé la voie spéculative, et qu'inversement il place la béatitude dans la perfection du savoir: on est alors tenté d'évoquer Spinoza. Mais surtout, dans sa Découverte de la méthode, Averroes, rencontrant le problème de la vision de Dieu, le résout comme il résout toutes les questions de ce genre: le Coran et le Prophète nous ont appris que Dieu est lumière; les esprits simples comprennent qu'ils verront Dieu comme on voit le Soleil, et les savants que la béatitude est accroissement du savoir (cela complète et nuance ses premiers exposés sur ce thème). Ainsi ce dernier exemple montre à nouveau que, pour Averroes, la félicité suprême se formule aussi bien en termes empruntés à la révélation que dans ceux de la philosophie d'Aristote, selon deux modes distincts et qui doivent le rester.

    Résumé:

    Averroes rejette l'idée de la création du monde dans le temps; le monde, affirme-t-il, n'a pas de commencement. la manière d'Aristote, il conçoit Dieu comme le "premier moteur", la force autonome qui stimule tout mouvement, transformant le potentiel en actuel. L'âme humaine singulière émane de l'âme universelle unifiée.


    Averroes était admiré par les Juifs d'Espagne qui ont répandu sa philosophie en Europe, en particulier en Italie et en France après qu'ils aient été obligés de quitter l'Espagne. La pensée d'Averroes a été interprétée par des penseurs chrétiens qui l'ont appelée la "théorie de la double vérité". Bien qu'Averroes n'ait jamais véritablement soutenu l'existence de deux catégories de vérité, l'une philosophique, l'autre religieuse. Ceci impliqua une séparation de la raison et de la foi et influença la spéculation philosophique et théologique pendant de nombreux siècles.


    C'est à des juifs et à des chrétiens attachés à conserver et traduire ses œuvres qu'il doit son influence posthume.

    Conclusion: le rationnalisme tolérant d'Averroes

    Médecin, Juriste et Philosophe arabe, Averroes joue un grand rôle dans la redécouverte d'Aristote par l'Occident.

    ans ses commentaires qui étaient utilisés de préférence aux textes originaux d'Aristote, il estime que les vérités métaphysiques peuvent être exprimées de deux façons: par la philosophie (représentée par les vues d'Aristote et des néoplatoniciens de l'antiquité tardive) et par la religion (représentée sous la forme simplifiée et allégorique des livres révélés).


    C'est de cette philosophie que partirent les grands courants de l'averroisme latin suivi respectivement par Siger de Brabant ( 1235- 1282) à Paris et par le médecin Pietro de Abano (1250-1315) de Padoue: ( " ... La médecine est appelée "philosophie seconde": les deux disciplines sont en effet complémentaires, l'une soignant l'âme, l'autre le corps...la médecine et la philosophie sont soeurs".)


    Cette doctrine sera plus tard combattue par Thomas d'Aquin, qui chercha à réconcilier la foi et la raison pour fonder la théologie comme science rationnelle.


    Ce principe philosophique a engendré une grande polémique et a soulevés des débats passionnés. Il a été déclaré plus tard hérétique par les musulmans et les chrétiens parce qu'elle contredisait la doctrine de l'immortalité personnelle (condamnation par l'évêque de Paris en 1270, puis par le pape Léon X en 1513). Les commentaires ont exercé une influence considérable tant sur la scolastique chrétienne que sur la philosophie dans l'Europe médiévale et sur les philosophes juifs du Moyen Âge.


    Averroes a profondément marqué le développement théorique de la médecine, ayant frayé la voie à la compréhension des théories grecques en la matière, et ce, grâce aux résumés critiques qu'il réalisa des œuvres de Galien et autres, mais aussi par ses analyses critiques de leurs théories et la formulation d'opinions contraires aux leurs.



    PNG - 275.6 ko

    La vie d’Averroès a été retracée dans Le Destin (1997), un film de Youssef Chahine, primé pour le 50ème anniversaire du Festival de Cannes. À voir absolument !

     



    Michel-Ange : l'art florentin

      
     
     Le scénographique Palais des Offices, projeté par Giorgio Vasari en 1560, pour recevoir les bureaux et les magistratures du Duché, puis du Grand Duché toscan, est parmi les plus importantes œuvres d'architecture de la Renaissance en Italie.
     

     Impressionnant le point de fuite vers l'Arno, aboutissant en une belle arcade surmontée de la statue du Grand Duc Cosme I, entre les allégories de la Rigueur et de l'Equité.

     A l'étage supérieur du palais se trouve la Galerie des Offices, une des collections de peinture les importantes du monde.

     Place de la Signoria est l'espace civique le plus représentatif de la ville.

     L'édifice construit entre 1299 et 1314 par Arnolfo di Cambio, comme siège de la Commune,  

     

     c'est-à-dire de l'Etat florentin et de sa suprême magistrature, pris le nom de Palazzo Vecchio quand le duc Cosme de Médicis,

     qui y avait habité de 1540 à1550, choisit comme résidence officielle Palais Pitti et s'y installa.

     Imposant palais forteresse, symbole de la puissance florentine, sa façade se distingue par la position asymétrique des tours: ceci est dû à la volonté d'exploiter une structure préexistante.

     Le David est un chef-d'œuvre de la sculpture de la Renaissance, réalisé par Michel-Ange entre 1501 et 1504, Il mesure 4,34 mètres de hauteur (5,14 mètres avec le socle) et il est tiré d'un bloc de marbre blanc de Carrare, laissé à l'abandon aprés l'échec d'autres sculpteurs.
     
     
     Michel-Ange a su tirer parti de l'étroitesse du bloc de marbre et contourner un de ses défaut (une brèche dans laquelle il a creusé l'espace entre le bras droit et le torse).
     
     Michel-Ange a représenté David, une fronde à la main, juste avant son combat contre Goliath.
     
     Initialement placé devant le palazzo Vecchio, l'original est, depuis 1873, exposé dans la Galleria dell'Accademia de Florence.
     

    Fondation Evens : Corps-et-graphie de soi et des autres




     

     

     

     

    La Fondation Evens est une organisation philanthropique basée à Anvers, en Belgique, et disposant d'antennes à Paris et à Varsovie. Son ambition est de contribuer à la construction de l'Europe par le biais de projets concrets, à échelle humaine, qui permettent de renforcer la cohésion sociale entre les citoyens de l'Union européenne.

     La Fondation, qui a célébré son 10e anniversaire en 2007, doit son existence à la générosité du défunt M. Georges Evens, entrepreneur, philanthrope d'origine polonaise et grand enthousiaste de la construction européenne.

    Après s'être installé à Anvers au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il a mené une carrière remarquable dans l'industrie du diamant et a souhaité rendre à la société les fruits de son propre succès.

    La Fondation est présidée par Mme Corinne Evens, fille des défunts fondateurs M. Georges Evens et Mme Irène Evens-Radzyminska.

     La Fondation Evens soutient des projets qui contribuent de façon durable à un plus grand respect pour la diversité culturelle et sociale en Europe dans les domaines suivants:

    • Vivre ensemble en harmonie au niveau européen
    • Vivre ensemble en harmonie au niveau local
    • Education (dans et en dehors de l'école)
    • Prévention des conflits
    • Arts
    • Science
    • Médias

    Nous remettons également des prix dans les domaines de l'Education Interculturelle, de l'Art et de la Science.

     Candidature au Prix Evens

    Les prix Evens sont octroyés à un projet ou une organisation qui a apporté une contribution exceptionnelle (ou est capable de le faire) relative à l’intégration sociale européenne dans les domaines de l’art, l’éducation interculturelle et la science et qui a fait preuve de détermination et de créativité.

     La Fondation Evens propose aux candidats de soumettre leur candidature par l’intermédiaire d’un appel à nominations.

    Prix Evens pour Education Interculturelle 2009: Education aux Médias
    Avec cette sixième édition du Prix Evens pour Education Interculturelle à décerner en 2009, la Fondation Evens souhaite souligner l'importance de l'EDUCATION AUX MEDIAS et soutenir le développement de nouvelles propositions durables dans ce domaine visant les enfants en Europe.

    Pour plus amples renseignements veuillez contacter :

    Maud Aguirre – Responsable du Département Education
    (maud.aguirre@evensfoundation.be)

    Jan Morrens – Coordinateur Prix Arts 2009
    (jan.morrens@evensfoundation.be)

     La Fondation Evens croit en la participation active des citoyens qui est conditionnée par l’amélioration de la qualité de la vie. Nous abordons ainsi des problèmes tels que l’exclusion sociale, le chômage, le manque, voire l’absence d’opportunités, les problèmes d’intégration,
    le racisme ou la discrimination basée sur le sexe par le biais de programmes locaux concrets.

    Nous privilégions une approche active dans la résolution des problèmes sociaux en encourageant les habitants à entreprendre leurs propres initiatives et à prendre leurs responsabilités.

    En 2009, la Fondation Evens attribuera un prix à un artiste visuel (individuel ou collectif), âgé de moins de 40 ans, qui est né ou qui réside et pratique activement son art dans les frontières de l'Union européenne et dont l'oeuvre reflète les objectifs et la mission de la Fondation Evens :

    La Fondation Evens entreprend et développe des initiatives et soutient des projets qui promeuvent la cohabitation harmonieuse des citoyens et des états dans une Europe pacifique en respectant la diversité, à la fois individuelle et collective, et l’intégrité, à la fois physique et psychologique, avec une attention particulière accordée à l’autre.

    Le terme "Arts visuels" est à interpréter dans le sens le plus large du terme, englobant tant les travaux dans les domaines classiques que la vidéo, les représentations et la photographie.

    Le prix s'accompagne d'une récompense monétaire de 15.000 €. Une participation financière pourra en outre être offerte dans le cadre d'une exposition dans un musée ou une galerie et/ou de la publication d'un catalogue reprenant les oeuvres de l'artiste.

    Le jury est composé d'un président et d'experts en art contemporain et culture. Parmi ces experts figurent des représentants de la Belgique, de la France et de la Pologne, les trois pays où la Fondation Evens dispose d'une représentation. Le jury est présidé par M. Ernest Van Buynder, membre du Conseil d'Administration de la Fondation Evens et président du Musée d'Art contemporain MuHKA à Anvers pendant seize ans. La sélection des artistes s'est opérée par des nominations du jury.

    Les membres du jury sont:

    • Prof. Dr. Willem Elias, Vice-doyen de la Faculté des Sciences psychologiques et de l'Education, Vrije Universiteit Bruxelles; Président de l'Institut supérieur des Beaux-arts Flandres (HISK)
    • M. Bart De Baere, Directeur du Musée d'Art Contemporain d'Anvers MuHKA, Belgique
    • Mme Aneta Szylak, Directeur de l'Institut de l'Art Wyspa, Gdansk, Pologne
    • Mme Yoyo Maeght, Administrateur de la Fondation Maeght, Saint-Paul, France
    • Mme Jeanette Zwingenberger, Curateur et auteur, historienne de l'art, Fondation Hippocrène
    • M. Manuel Costa Cabral, Chef du Département des Arts visuels de la Fondation Gulbenkian, Portugal
    • M. Paolo Naldini, Directeur Cittadellarte - Fondazione Pistoletto, Italie

    Le jury s'est réuni à Anvers le lundi 29 septembre 2008 et a été invité à établir une liste comportant au moins deux candidats lauréats. Le Conseil d'Administration de la Fondation Evens a confirmé le gagnant sur base de cette liste recommandée par le jury fin 2008: Agnieszka Podgórska.

    Agnieszka Podgórska: Corps-et-graphie de soi et des autres (par Dr. Jeanette Zwingenberger)

    La perception du monde et de l’autre passe par le corps humain. De quel corps s’agit-il dans l’œuvre d’Agnieszka Podgórska?

     L’artiste s’expose nue devant son appareil photographique. Face à ce miroir, elle se plie et se contorsionne dans un jeu de métamorphoses. Loin de tomber dans le narcissisme ou dans le registre de la séduction, sa silhouette se transforme en un enchevêtrement de corps formant un organisme hybride et surprenant. L’aspect performatif est au cœur de Morphotype, un projet collectif avec la compagnie chorégraphique Cave Canem où elle met en scène et photographie les corps de danseurs devenant d’étonnantes sculptures, exposé à la Maison de Rhénanie-Palatinat, Dijon, 2008.

    Le médium de Agnieszka Podgórska est la photographie numérique. Sans intervention artificielle, uniquement par l’angle de vue d’en haut et par le raccourci de la perspective, elle obtient une distorsion du et des corps, matière malléable, s’apparentant à un mélange de chair insaisissable. La main ou le pied semblent plus dominants que le reste de ce « corps acéphale » grandeur nature.

     Projet (é)change de peau, est une intervention artistique et pédagogique avec les enfants du Club UNESCO de Malika à Dakar en mai 2008, développé en collaboration avec l'Ambassade de Pologne à Dakar, et Fundacja Forum Roznorodnosci à Varsovie. Cette initiation à l’art et l’encouragement d’une culture à l’autre a abouti à une exposition du 21 jusqu’au 28 mai pendant le festival d'art contemporain Dak'Art Off 2008.

    Est-ce que c’est son expérience de vivre entre les cultures qui a généré cette vision d’un corps exempt des codes sociaux et qui semble échapper aux références symboliques ou est-ce une réminiscence de son enfance, qu’elle a passée en partie dans un cirque en Pologne ? L’œuvre sensibilise au rapport au corps comme premier langage, une condition pour pouvoir vivre ensemble en harmonie en prévenant les conflits.

    Agnieszka Podgórska est une artiste originaire de Pologne, elle vit en France, a travaillé en Italie et expose en Europe.

    Dr. Jeanette Zwingenberger

    La contribution des jeunes de l’UMP pour la refondation du capitalisme

    1. Refonder le capitalisme mondial.

    2. Attractivité et compétitivité de l’économie française.

    3. L’action économique de l’Etat.

    Pour les Jeunes Populaires - Synthèse par Paul Bazin de Jessey, Erwan Le Noan, Elodie Woillez

    Contact :

    etudes@jeunespopulaires.com  

    1) Refonder le capitalisme mondial.

    Aux origines de la crise : politique du crédit facile et crise de confiance. Une gestion financière périlleuse. La crise économique actuelle est la conséquence d’un excès de liquidité. Le comportement des banques, qui ont accordé des prêts de manière excessive et ont titrisé des produits financiers trop aventureux et tenté d’assainir fictivement leurs bilans, ont pris des risques inconsidérés. Lorsque le contexte monétaire a évolué, les particuliers ont été les premières victimes de ces comportements. Il est nécessaire de s’interroger sur l’existence d’un phénomène d’aléa moral, incitant les banques à prendre des risques et pariant sur leur garantie par la puissance publique.

    Une crise de confiance.

    Cette situation a engendré une crise de confiance. Aujourd’hui, pour les investisseurs, les produits financiers semblent trop risqués. C’est cette méfiance qui les conduit à vendre leurs titres, faisant chuter les cours des bourses. Nicolas Sarkozy l’a dit à Toulon le 25 septembre 2008 , «

    une crise de confiance sans précédent ébranle l'économie mondiale ».

    Une crise réelle.

    La crise s’est propagée au monde entier. Le défaut de refinancement interbancaire expose l’économie à un risque de «

    credit crunch ». La crise boursière contribue à dégrader le patrimoine des ménages. Les entreprises, dans une position attentiste, hésitent à investir : un risque de spirale négative auto-entretenue émerge. L’apparition de taux de croissance négatifs pour les économies nationales et la hausse du chômage montrent les premiers effets de la crise financière sur l’économie réelle. Il s’agit d’une crise globale, qui touche de nombreux secteurs de l’économie et d’une crise mondiale puisque de plus en plus de pays sont affectés.

    

    Cadres pour l’analyse.

    Un dysfonctionnement, mais pas une faillite du système. Le président de la République l’a dit à Toulon, « la crise financière n'est pas la crise du capitalisme. C'est la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui a trahi l'esprit du capitalisme ». L’utilisation abusive de certains dysfonctionnements du système ne doit pas conduire à remettre en cause le marché qui reste la seule voie de concilier développement économique et libertés humaines. Le capitalisme apprend de ses crises, comme l’histoire l’a maintes fois montré.

    Une solution libérale à la crise. La solution à la crise du capitalisme doit se trouver dans l’établissement de règles claires et strictes, et dans la définition de contre poids permettant un juste équilibre des forces du marché. C’est la définition même du libéralisme.

    Nicolas Sarkozy, l’avait souligné à Toulon : «

    la crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme sur une éthique de l'effort et du travail, à retrouver un équilibre entre la liberté et la règle, entre la responsabilité collective et la responsabilité individuelle ». La crise n’est pas due au non-respect des règles mais à l’inadaptation (voire même l’absence) de celles-ci à l’évolution du capitalisme financier et de ses outils.

     Nos propositions :

    Des règles plus strictes et plus claires pour les institutions financières

     Imposer la transparence dans le secteur bancaire en les obligeant à clarifier leurs statuts. Le changement de statut des dernières banques d’affaires « pures » aux États-Unis illustre cette nécessité.

    

    Réviser les critères appliqués par les agences de notation. La confiance trop forte qui leur a été accordée a conduit certaines institutions à prendre des risques inconsidérés.

    

    Relever les normes de bonne gestion des institutions financières, notamment en matière de prise de décision et de contrôle interne des opérations.

    

    Harmoniser plus avant les règles comptables et les repenser. Le jeu du marché ne fonctionne que si tous les acteurs sont soumis aux mêmes règles. Il faut mettre fin à l’opacité du hors-bilan. Il est également fondamental de repenser les fondements des règles comptables internationales : l’objectif de « fair value » montre ses limites, chaque objet n’ayant pas de facto une valeur de marché.

    Des règles plus strictes et plus claires pour les produits financiers

    

    Veiller à l’application stricte des règles de Bâle. Ces règles encadrent l’activité bancaire, il est essentiel d’interroger leur adéquation aux marchés et de veiller à leur bonne application.

    

    Définir des lignes directrices guidant l’accès au crédit. Il est nécessaire que les institutions bancaires respectent des « bonnes pratiques » afin de ne pas reproduire les erreurs d’hier.

    

    Renforcer les contrôles en matière de titrisation : les banques doivent savoir de manière précise de quoi sont composés leurs produits. Il est urgent de revoir l’ensemble des hypothèses des scénarios de gestion des risques qui ne sont plus adaptés aux avancées de la titrisation.

    Des règles plus strictes et plus claires pour les institutions financières internationales

    

    Envisager une révision de la composition du Comité de Bâle afin d’y introduire des expertises diverses.

    

    Refondre les institutions financières internationales. Les institutions créées à la fin de la Seconde guerre mondiale ont perdu de leur pertinence, en ne s’adaptant que trop mal aux évolutions de l’économie mondiale. Ces institutions doivent superviser les marchés financiers, et défendre les objectifs de transparence et de maîtrise des risques des opérations financières. Le FMI pourrait agir, grâce à l’arme des DTS, comme garant du marché interbancaire.

    

    Renforcer le contrôle des autorités de régulation sur la finance mondiale, avec des contrôles plus fréquents et plus poussés.

    Des règles plus strictes et plus claires pour les acteurs du marché

    

    Renforcer la pression internationale pour la suppression des « paradis fiscaux », à tout le moins contrôler l’utilisation par les banques de ces zones.

    

    Veiller à l’interdiction effective du « backdating ».

    

    Supprimer les parachutes dorés et contrôler l’octroi des stock-options.

    

    Contrôler les rémunérations dans les institutions où de l’argent public serait investi.

    Contact :

    etudes@jeunespopulaires.com

    2) Attractivité et compétitivité de l’économie française.

    

    Des opporrttuniittés à saiisiirr dans un monde quii change viitte... La mondialisation est une chance, nous avons des atouts pour en profiter.

    Ces dernières années, la croissance mondiale a été extrêmement forte. La crise actuelle démontre un dysfonctionnement du capitalisme. Il n’en reste pas moins que l’échange international reste une opportunité de croissance formidable car, comme l’écrit le prix Nobel d’économie de 2008, «

    la mondialisation n’est pas coupable » (Paul Krugman).

    Pour participer à cette compétition mondiale, la France bénéficie d’atouts formidables. Il faut citer, parmi d’autres secteurs, la médecine, le nucléaire, le tourisme, etc. Or souvent, ces opportunités sont mal exploitées et trop contraintes.

    Pour en bénéficier pleinement, la France doit se libérer de ses chaînes.

    Les contraintes sur la compétitivité sont d’ordre structurel : lorsque la crise prendra fin et que la croissance reviendra, ces lourdeurs persisteront et nous empêcheront de profiter des nouvelles opportunités. Il faut donc les lever maintenant.

    

    Une fiscalité pénalisante. Les premières contraintes sont relatives à la fiscalité du travail et des entreprises, comme le montrent les graphiques 1 et 2 en annexe. D’une part, le niveau de prélèvements est en lui-même si élevé qu’il contraint l’initiative et le développement économiques. D’autre part, ce niveau est particulièrement élevé relativement à nos principaux partenaires et à la moyenne des Etats de l’Union européenne.

    

    Une dépense publique contraignante. Les deuxièmes sont liées à la place de l’Etat dans l’économie dont les effets sur la compétitivité sont doubles (graphique 3). D’une part, les démarches administratives trop nombreuses représentent un coût important pour les entreprises, évaluées par l’OCDE entre 3 et 4 points de PIB. D’autre part, si l’on admet que la dépense publique n’est pas problématique en soit, il n’en reste pas moins qu’elle doit être justifiée au regard deux conditions : d’abord être efficace, ensuite ne pas conduire à un contrôle excessif des acteurs libres et responsables de la société. Dans ce cadre, la dette publique représente une contrainte majeure pour l’économie française. En premier lieu, elle rigidifie l’action publique. En second lieu, elle devra être remboursée par la jeune génération.

    

    Un défaut de travail. Les troisièmes lourdeurs portent sur le travail en France. Le président de la République a engagé la revalorisation du travail depuis son élection. Il convient de continuer en ce sens, notamment en ouvrant la possibilité de travailler le dimanche, en encourageant le travail des étudiants, en intégrant les « seniors » au marché du travail.

    

    Un investissement dans l’économie de la connaissance insuffisant. Enfin, une dernière faiblesse de la France réside dans son déficit d’investissement en recherche et développement (R&D), comme le montre le graphique 4. La France consacrait 2,1% de son PIB à la R&D en 2006, financés à 52% par le secteur privé. Cet effort conditionne pourtant la croissance de long terme. La réforme du crédit impôt recherche porte déjà ses fruits. La réforme des universités a commencé elle aussi. L’effort doit être poursuivi.

    

    Une nécessiitté pourr lla solliidarriitté ett ll’’équiitté..

    La redistribution, nécessaire à la solidarité nationale, n’est pas possible sans croissance. La contribution de la croissance à la solidarité est double : d’un point de vue statique, plus le PIB est élevé, plus la répartition sera grande ; d’un point de vue dynamique, plus la croissance est forte, plus la redistribution pourra bénéficier à un grand nombre. Par ailleurs, la croissance est

    la première solution redistributive, en ce qu’elle permet à chaque agent de s’enrichir. Sans richesse, il n’y a pas de partage.

     Nos prroposiittiions..

    Adopter un système fiscal attractif, compréhensible et rationnel

    

    La Revue Générale des Prélèvements Obligatoires doit poursuivre ce triple but. La fiscalité doit être utilisée pour favoriser l’attractivité du territoire et attirer – voire garder - les investisseurs. Elle doit être compréhensible, pour les impôts les plus importants, par l’ensemble des contribuables. Son régime doit répondre à un principe d’efficacité, ce qui suppose d’élargir les bases et de réduire les taux, et d’éviter le développement de « niches ».

    

    Réformer l’impôt sur les sociétés. Sa base devrait être élargie et son taux réduit. Maîtriser la dépense publique : la dette fait peser un poids sur l’économie, et un risque sur les générations futures. Les propositions sur ce sujet interviennent dans le cadre du 3ème atelier.

    Continuer à promouvoir le travail.

    

    Autoriser le travail le dimanche. Cette possibilité permettra à ceux qui le veulent, et notamment les étudiants, de compléter utilement leurs revenus. Ce recours pourrait être encadré, en exigeant une consultation des instances représentatives du personnel. Le travail le dimanche devra faire l’objet d’une meilleure rémunération.

    

    Faciliter et encourager le travail étudiant. Les jeunes de l’UMP feront des propositions lors de leur convention « Pouvoir d’achat des jeunes » le 10 décembre 2008.

    

    Fluidifier le marché du travail. Pour cela, il est nécessaire de prévoir une plus grande souplesse des relations de travail, et de repenser les charges qui pèsent sur le travail (fiscalité, salaire minimum, etc.). Le drame économique et social ne réside pas la survenance du chômage, mais dans sa persistance. Le but de la protection sociale doit être de réduire au maximum cette période sans emploi, et de l’utiliser afin de compléter la formation des personnes concernées. Ces résultats doivent être obtenus par la fusion ANPE – Unedic. Une réforme profonde de la formation est nécessaire : il n’est pas tolérable qu’elle ne profite qu’aux plus privilégiés.

    Adapter l’environnement des affaires aux exigences de simplicité.

    

    Simplifier la réglementation, notamment en matière de création d’entreprise. Evaluer systématiquement les dispositions législatives applicables. Recourir systématiquement aux évaluations préalables et études d’impact avant d’adopter un nouveau dispositif législatif ou réglementaire.

    

    Créer une agence des PME qui serait leur interlocuteur unique, notamment et surtout en matière fiscale et sociale. La pratique du rescrit serait généralisée dans ces domaines.

    Investir dans la recherche et développement.

    

    Rénover les pôles de compétitivité pour en réduire le nombre et en renforcer les moyens. Ils sont aujourd’hui trop nombreux, ce qui participe à une dispersion des moyens et nuit à l’efficacité de cette initiative.

    

    Repenser la recherche publique en France. Les moyens sont trop dispersés. Un financement reposant sur des projets et la performance devrait être privilégié.

    Devenir leader en matière d’enseignement supérieur.

    

    Poursuivre résolument la réforme de l’enseignement supérieur en poursuivant sur la voie de l’autonomie, en favorisant l’émergence de pôles internationaux regroupant universités, établissements techniques, grandes écoles…

    Contact :

    etudes@jeunespopulaires.com

    3) L’action économique de l’Etat.

    

    La dépense publliique estt uttiille..

    La dépense publique est un instrument de redistribution. Son niveau est le reflet d’un choix de société : il représente l’effort que la Nation consacre à la redistribution à travers ses services publics. Différents modèles existent au sein de l’OCDE : certains Etats privilégient la responsabilité des individus, d’autres encouragent la mutualisation et la redistribution. En France, la dépense publique représente 52,4 % du PIB, ce qui est l’un des taux les plus élevés de l’Union européenne.

    La France a fait le choix de l’effort social. Les dépenses liées à la protection sociale représentent environ

    46% du PIB, ce qui place la France juste derrière la Suède dans ce domaine (tableau 1). Cela explique en partie pourquoi 51,6% des prélèvements obligatoires sont affectés au financement de la protection sociale (tableau 2).

    La dépense publique est un outil de politique économique. L’Etat peut parfois avoir vocation à utiliser

    l’instrument budgétaire comme un moyen d’influencer les comportements des acteurs économiques. Ce recours, qui s’explique en temps de crise, est toutefois critiqué par la pensée économique lorsqu’il introduit un biais sur les marchés.

    

    La dépense publliique doiitt êttrre ffiinancée..

    Les prélèvements obligatoires financent la dépense publique. Plus la dépense est élevée, plus elle a besoin d’être financée, plus il est nécessaire que le système fiscal soit efficace et juste. Sauf quelques cas où il a un but « pédagogique » (taxer un comportement nuisible par exemple), un impôt doit viser à la neutralité : il doit donc chercher à avoir l’assiette la plus large et le taux le plus faible. Or, la fiscalité française mériterait d’être rationalisée : certains impôts sont difficilement compréhensibles et la multiplication des niches contribue à cette confusion.

    Un taux excessif de prélèvement obligatoire peut avoir un effet négatif sur l’activité économique, et finalement nuire à la solidarité nationale. Une imposition trop forte, sur le capital ou le travail, nuit d’une part à l’attractivité de la France, d’autre à l’activité plus largement en déprimant la production ou la consommation. Cela n’est pas satisfaisant : une activité économique freinée, cela signifie un résultat comprenant moins de richesse, c'est-à-dire moins de revenu à répartir. Or, notre pays s’illustre par des taux relativement élevés (graphiques 3).

    Cette situation impose une exigence d’efficacité. Il faut en effet parvenir à un équilibre délicat : dépenser

    pour satisfaire une demande sociale forte, sans que le financement ne déprime l’activité économique. Cela impose que la dépense publique soit efficace.

    

    Le décallage enttrre lla dépense publliique ett son ffiinancementt estt ffactteurr de rriisque..

    La persistance de la dette, signe de mauvaise santé. Lorsque l’Etat dépense plus qu’il ne collecte

    d’impôts, un déficit apparaît. Pour le financer, le recours à l’emprunt forme la dette publique. Dans le cas de la France, tous les budgets sont en déficit depuis 1974. Cette persistance est inquiétante, surtout au regard du niveau de prélèvements obligatoires : il est difficile de percevoir plus d’impôts.

    L’effet « boule de neige » de la dette est un risque fort. Lorsque la dette devient trop importante, l’Etat constitue une nouvelle dette pour rembourser la précédente et en vient même à emprunter non pour rembourser le capital de la dette mais seulement ses intérêts. En 2009, les « engagements financiers de l’Etat » devraient représenter 44 milliards d’euros, soit environ 16% du budget, ce qui en fait le deuxième poste de dépense de l’Etat.

    La dépense publliique estt aujjourrd’’huii une conttrraiintte ett une iinjjusttiice..

    La dépense publique est contrainte. La structure du budget de l’Etat est révélatrice à cet égard. Les principaux postes de dépense sont des postes particulièrement rigides : il s’agit de la dette, des dépenses de personnel et de retraites (graphique 4). Les prélèvements sur recettes sont aussi rigides : ils financent les collectivités locales et l’Union européenne. Parmi les autres dépenses de l’Etat, seuls 12,6 milliards d’euros, soit environ 4,5% du budget, sont consacrés aux investissements. En outre, l’évolution de la structure de la dépense publique ces dernières années montre une tendance à la rigidité croissante des dépenses

    La poursuite, pendant longtemps, de l’augmentation des effectifs de fonction publique, alors que le contexte économique évoluait, que l’Etat modifiait ses interventions traditionnelles et que la décentralisation accroissait les compétences des collectivités territoriales, est préoccupante. La réforme engagée par le Gouvernement doit être poursuivie. Il en ressort que les marges de manoeuvre sont, de fait, contraintes par des obligations qui pèsent sur l’Etat

    .

    La dette publique est injuste. Le niveau de la dette atteindra 66% du PIB en 2009 (graphique 6). Ce sont les générations futures qui devront rembourser les dépenses d’hier et d’aujourd’hui. En ce sens, la dette constitue une injustice intergénérationnelle majeure. Pourquoi, les jeunes générations devraient elles commencer leur vie active avec un poids si lourd sur les épaules ? Pourquoi devraient elles renoncer à financer leurs propres choix lorsqu’elles pourront en décider ? La structure du budget démontre en outre que la dépense publique pourrait être plus efficace. Une dépense aussi rigide est injuste, car lorsque l’intervention de l’Etat est nécessaire, il est confronté à un dilemme : soit il intervient, et accroit la dette qui reposera sur les futures générations, soit il n’intervient pas et les plus fragiles le subissent. La dette publique est donc injuste car elle fait peser tous les risques sur les plus faibles.

    

    Nos propositions.

    Revenir à une dépense publique saine

    

    Privilégier les dépenses d’avenir, plutôt que les dépenses de fonctionnement. La dépense publique doit être consacrée à l’investissement, à la préparation de l’avenir, et non au report sur les générations futures. En ce sens, l’application d’une « règle d’or », comme cela se fait dans d’autres pays européens, pourrait être envisagée.

    

    Respecter les critères du Pacte de stabilité. Les règles communautaires ne doivent pas être appliquées avec rigidité. Néanmoins, elles participent du maintien d’une dépense publique saine. Préserver un solde structurel positif devrait être un objectif prioritaire.

    

    Impliquer les collectivités locales. Le contrôle des dépenses publiques ne pourra se faire sans associer l’ensemble des opérateurs publics. Les collectivités locales pèsent sur le budget de l’Etat par la voie d’un prélèvement sur recette. Il est donc nécessaire de les associer au contrôle de la dépense publique en engageant une « RGPP locale » et en concluant un « pacte » strict encadrant la dépense publique.

    Poursuivre résolument la réforme de l’Etat

    

    Contrôler la dépense de chaque ministère. Certains Etats on eu recours, comme au Canada, à des réformes radicales, en appliquant un pourcentage uniforme de réduction des dépenses pour tous les ministères. Pour ne pas en arriver à des solutions aussi brutales, il est essentiel que l’Etat réduise ses dépenses. Chaque ministre devrait s’engager publiquement sur des objectifs de réformes structurelles.

    

    Créer des agences publiques pour assurer la prestation de certains services. Le recours à ces agences, proposé par plusieurs rapports récents, permettrait de rendre l’action publique plus agile et d’assouplir la gestion des dépenses. Ces agences auraient pour mission d’accomplir des tâches opérationnelles (gestion des achats, de l’immobilier, voire recouvrement de certaines taxes), auraient recours à des contrats de droit privé, et seraient évaluées en fonction de leur performance.

    

    Développer l’évaluation systématique des services publics, notamment par les usagers. L’Etat doit évaluer ses services en fonction de leur performance, et les usagers doivent être associés à cette démarche, afin de prendre pleinement en compte leurs attentes.

    

    Généraliser la numérisation des procédures administratives afin de faciliter la vie des usagers qui pourraient les accomplir 24h/24 et 7j/7, et de réduire les coûts de fonctionnement de l’administration. De manière générale, il est essentiel que les services publics intériorisent la complexité des procédures, afin de simplifier l’environnement juridique des citoyens.

    

    Rénover la fonction publique, notamment en développant les passerelles en le public et le privé, en assouplissant les modes d’entrée, de départ et de retour dans la fonction publique.

    Source : Dette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques – 2ème trimestre 2008 – INSEE octobre 2008

    Refondation du capitalisme

    Le monde traverse une crise financière qui n’a pas connu de précédent depuis celle de 1929. Cette crise, née aux Etats-Unis avec les « subprimes » a atteint l’Europe et a fragilisé l’ensemble du système financier et bancaire international.

    La France est en première ligne pour gérer les conséquences de cette crise. Après avoir mobilisé nos partenaires européens et réuni un Conseil des ministres extraordinaire, lundi 13 octobre, Nicolas Sarkozy a annoncé un grand plan mobilisant 360 milliards d’euros pour remédier aux difficultés que pourraient rencontrer les banques françaises.

    Pour qu’une telle crise ne se reproduise pas dans l’avenir, le Président de la République a appelé à changer profondément les règles de fonctionnement du capitalisme financier.

    C’est dans ce contexte que l’UMP, force de propositions, a mis en place les Ateliers du changement sur le thème « Refonder le capitalisme », sous la forme de séances de travail réunissant experts et acteurs socio-économiques.

    Le 12 novembre 2008, l’UMP a organisé un point d’étape des Ateliers du changement consacrés à « la refondation du capitalisme » animé par Frédéric LEFEBVRE.

    L’UMP a remis, entourée des principaux participants aux ateliers, des pistes de changement aux membres du Gouvernement concernés (Christine LAGARDE, Eric WOERTH, Hervé NOVELLI…).

    Ce point d’étape vient clore la série des trois débats qui ont été organisés au plan national ainsi que les débats en fédérations. 

    Débat autour du partage de la valeur ajoutée

    Intervenants

    Eric BESSON

    Ancien secrétaire d'État chargé de la Prospective, de l'Évaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique, Eric Besson est aujourd’hui Ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale et secrétaire général de l’UMP. Il est également maire de Donzère (26) depuis le 1995. En 2008, il a publié La République Numérique, ouvrage dans lequel il décrit l'apport d’Internet à l’économie des sociétés contemporaines.

    Frédéric LEFEBVRE

    Député des Hauts-de-Seine, membre de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, Frédéric Lefebvre est porte-parole de l’UMP en charge de l’économie, de la refondation du capitalisme et du nouveau partage des richesses. Avec Eric Besson, il est chargé par Xavier Bertrand d’une mission sur le partage de la valeur. Il co-anime le débat d’aujourd’hui.

    Frédéric BEDIN

    Directeur général de Public Système, Frédéric Bedin a rejoint l’association CroissancePlus en 2000. Elu membre du Comité directeur dès 2004, il a exercé les fonctions de vice-président de 2006 à 2008, avant d’être élu Président en juillet 2008. Il est également, depuis 2007, Président de l’ANAE, l’association des agences de communication événementielle.

    Gaby BONNAND

    Secrétaire national et économiste de la Confédération française démocratique du travail (CFDT).

    Grégoire CHERTOK

    Associé-gérant de la banque Rothschild et Cie, où il a commencé sa carrière à 25 ans, Grégoire Chertok est membre du conseil d’analyse économique (CAE) depuis 2006. Collaborateur de l’Institut Montaigne, il est co-auteur de Mieux gouverner l’entreprise (2003).

    Laure DELAHOUSSE

    Directrice «gestion spécialisée et épargne retraite » de l’Association française de la gestion financière (AFG). Elle est notamment l’auteur d’une étude intitulée Les fonds de pension en question, publiée en 2008.

    Pierre DESCHAMPS

    Pierre Deschamps est membre de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris et président de deux écoles de la CCIP : ESIEE Engineering et ESIEE Management. Il est actuellement administrateur de plusieurs PME et président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens depuis avril 2006.

    Jean-Paul FITOUSSI

    Professeur d’économie à l’IEP de Paris, Jean-Paul Fitoussi est également président de l’Observatoire français des conjonctures économique (OFCE) depuis 1989 et membre du Conseil d’analyse économique (CAE). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages d’économie, comme l’Idéologie du monde. Chroniques d’économie politique (2004).

    Gontran LEJEUNE

    Président national du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises, il dirige la société Lejeune, PME spécialisée dans le négoce.

    Didier LIVIO

    Ancien président national puis européen de l'association des Jeunes Dirigeants d'entreprise, Didier Livio a fondé Synergence, agence de communication citoyenne et basée sur le développement durable.

    Paul MAILLARD

    Après une carrière bancaire, il devient en 1992 conseiller de l'Association française de la gestion financière, notamment pour les questions d'épargne salariale et de retraites. Il est par ailleurs président de Fondact, association loi 1901 pour le développement de la participation, membre du groupe d'experts de L'Observatoire des retraites, membre du Conseil supérieur de la participation, membre des Comités scientifiques de l'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), de l'Observatoire de l'actionnariat salarié européen (OASE) et de l'Indice de l'actionnariat salarié (IAS).

    Olivier PASSET

    Chef du Département des affaires économiques et financières du Centre d’analyse stratégique, il a participé avec Jean-Paul Fitoussi à la rédaction du rapport intitulé Réduction du chômage : les réussites en Europe.

    Jean-François ROUBAUD

    Ancien chef d’entreprise, Jean-François Roubaud préside la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME). Il est, depuis 2002, président du conseil de surveillance de la Banque du développement des PME.

    Jean-Charles SIMON

    Directeur général délégué du MEDEF. Il a débuté comme trader de produits dérivés actions au sein de la banque Dresdner Kleinwort Benson. Il est ensuite devenu directeur des études du RPR, de 1998 à 1999, puis conseiller du Président (1999) et directeur des affaires publiques (2000) de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), jusqu’en 2003. De 2004 à 2008, Jean-Charles était directeur de l’Association française des entreprises privées (AFEP).

    David THESMAR

    Chroniqueur au quotidien Les Echos, David Thesmar est un économiste spécialisé dans la gouvernance d’entreprise, l'évaluation des réformes financières et la finance des agents non rationnels. Il est également professeur associé de finance et d'économie au sein du groupe HEC. Il a reçu en 2007 le Prix du Meilleur jeune économiste décerné par le Cercle des économistes et le quotidien Le Monde.

    Sidney TOUATI

    Avocat fiscaliste de la coopération agricole, Sidney Touati travaille sur le statut de la coopération agricole et ses évolutions.

    Actionnariat salarié

    L'actionnariat salarié permet aux salariés de souscrire au capital de leur entreprise (sous forme d'actions, de fonds communs de placement (FCP) ou de fonds communs de placement d'entreprise (FCPE) ou encore de stock options) dans un cadre fiscal particulièrement intéressant. Ce type de dispositif est envisageable aussi bien pour les sociétés cotées que non-cotées.

    Bonus

    Il s’agit des parachutes dorés, stock-options, actions gratuites et retraites chapeau que perçoivent les dirigeants d’entreprise, en plus de leur salaire, lorsqu’ils ont atteint les objectifs qui leur ont été fixés. Ces objectifs peuvent être de tous ordres mais doivent être quantifiés.

    Intéressement

    L'intéressement est un mécanisme facultatif qui permet d'associer les salariés aux bénéfices de l'entreprise par le biais d’une prime défiscalisée.
    Son montant est calculé en fonction de critères librement choisis et mesurables, fixés dans un accord (ex : progression du chiffre d'affaire, productivité, critères qualitatifs, etc).

    Masse salariale

    La masse salariale d’une entreprise correspond au cumul des rémunérations brutes de ses salariés (salaires et primes versés au cours de l'année d'exercice).

    Participation

    Contrairement à l'intéressement, la participation est une part des bénéfices obligatoirement versée aux salariés dans les entreprises de plus de 50 salariés (système facultatif pour les entreprises de moins de 50 salariés), et ce sans tenir compte des catégories professionnelles ou des performances individuelles.. Les modalités de distribution sont négociées au sein de l'entreprise par les partenaires sociaux.

    Prime de départ

    La prime de départ est versée au départ d’un salarié, en une fois ou par mensualités. Elle est considérée comme un salaire et est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Généralement compris entre 15 et 65 % du salaire annuel, le montant du versement peut tout à fait faire l'objet de négociations.

    Profit

    Le profit d’une entreprise mesure son enrichissement sur un exercice et tient compte, non seulement du coût de la dette, comme le fait le résultat net, mais aussi du coût des capitaux propres.

    Retraite chapeau

    Complément de la retraite légale, généralement réservée aux cadres dirigeants, la « retraite-chapeau » est un pourcentage négocié du salaire de fin de carrière, dont le versement est étalé pendant toute la durée de la retraite du bénéficiaire. Il s’agit en quelque sorte d’une rente viagère (avec réversion possible au profit du conjoint).

    Stock-options

    Ce sont des options, alloués à un dirigeant ou à un cadre, lui permettant d'acquérir plus tard des actions de sa société à un prix fixé à l’avance, très inférieur au cours de bourse réel. Le bénéficiaire n'a pas le droit d' « exercer l'option », c'est-à-dire de la transformer en action, avant une certaine date. Il achète alors les actions au prix fixé et peut soit les garder, soit les revendre immédiatement en Bourse à la valeur du jour. Il ne réalise un gain que si le cours de l'action a monté.

    Valeur ajoutée

    La valeur ajoutée d’une entreprise est le résultat de la différence entre les ventes (chiffre d'affaires) et les achats externes (achats de marchandises, matières premières, autres achats et charges externes). Elle mesure la richesse créée par l'entreprise. La somme de la valeur ajoutée des entreprises d'une nation détermine sa production intérieure brute (PIB). C’est à partir de la valeur ajoutée qu’est calculée la TVA.

    L’Union pour la Méditerranée est un combat. Ce combat nous le mènerons, jusqu’au bout ! : l'Union pour la Méditerranée copropriété entre le Nord et le Sud et une logique de projets

    Discours de clôture de Monsieur Henri GUAINO, Conseiller spécial du Président de la République et Chef de la Mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée

    mesdames et Messieurs,

    Mes chers amis,

    Je remercie les organisateurs du Forum de Paris de me donner l’occasion de m’adresser vous pour la conclusion de vos débats, et, à travers vous, à tous ceux qui aiment la Méditerranée, qui l’aiment d’un amour à la fois passionnel et raisonné, d’un amour fou comme tous les vrais amours et lucide parce que la passion amoureuse ne rend pas aveugle, bien au contraire, et c’est pour cela qu’elle est si souvent aussi une souffrance.

    A tous ceux qui aiment la Méditerranée et qui souffrent de la voir dans l’état où elle est.

    A tous ceux qui se sentent méditerranéens par l’esprit et par le coeur, non pas forcément parce qu’ils y sont nés mais parce qu’ils se sentent les héritiers d’un incomparable legs de civilisation, parce que pour eux la Méditerranée est la source de ce qu’ils tiennent pour les plus hautes valeurs spirituelles, intellectuelles et morales de l’Humanité.

    A tous ceux là, je veux tenir aujourd’hui un langage de sincérité, de vérité.

    Mes chers amis, je veux vous parler en homme libre.

    Mon engagement auprès du Président de la République est un engagement d’homme libre, dont la parole et dont la pensée sont libres.

    Responsable, certes, parce que je sais que je n’engage pas que moi-même, mais libre parce que sans cette liberté mon engagement ne vaudrait rien, ne servirait à rien. A force d’être trop précautionneux, à force d’avoir peur des mots, d’avoir peur des idées, à force d’avoir peur de la vérité, on finit par parler pour ne plus rien dire. A quoi servirait-il que je m’adresse à vous pour ne rien vous dire.

    Je m’adresse à vous en homme libre pour vous dire ce que je pense, ce que je pense vraiment.

    Je m’adresse en vous en homme de conviction parce que ce qui se joue en Méditerranée est crucial, crucial pour l’avenir d’une certaine idée de l’Homme et de la civilisation, crucial pour la paix, crucial pour la France, crucial pour l’Europe, crucial pour tous les peuples de la Méditerranée, crucial pour l’Afrique, crucial pour l’humanité toute entière. Nous sommes dans un moment historique, avec un projet historique, face à des choix historiques. Beaucoup ne l’ont pas compris. Ils n’ont pas compris ce que nous voulons faire. Ils n’ont pas compris les enjeux de ce que nous voulons faire. Ce sont les mêmes qui sont absolument incapables de comprendre ce que sont des enjeux de civilisation, pas plus qu’ils ne sont capables de comprendre la profondeur et les enjeux de la crise actuelle.

    Ils ne sont absolument pas capables de comprendre qu’il puisse y avoir une dimension intellectuelle et morale à des problèmes politiques, diplomatiques, économiques, sociaux, environnementaux. Ils ne comprennent pas qu’à certains moments de l’Histoire toutes les volontés, toutes les énergies, toutes les intelligences doivent être tendues vers la transgression de l’ordre établi afin d’en établir renouveau intellectuellement et moralement plus acceptable. Ils sont enfermés dans leurs habitudes de pensée, dans leurs procédures, dans leur bureaucratie. Ils vivent dans leur monde à eux, avec les règles qu’ils se sont eux-mêmes données, ils vivent entre eux, ils vivent pour eux, pour leur petit confort, pour leur petit pouvoir. Ils ne se sentent en rien responsables de ce qui se passe autour d’eux.

    Ils ne se sentent aucune responsabilité, ni politique, ce qui est normal, ni morale, ce qui l’est beaucoup moins, vis-à-vis des conséquences sur le sort des autres, des décisions qu’ils prennent. Ils sont accrochés à leurs textes, à leurs traités, ils trahissent l’esprit au nom de la lettre. Ils ne bougent pas, ils ne bougeront pas quoiqu’il arrive. Le monde peut s’écrouler, ils sont comme le sage épicurien de Lucrèce qui regarde les bras croisés sans s’émouvoir le bateau qui fait naufrage, avec la bonne conscience de celui qui n’y est pour rien et qui par conséquent n’a pas à se sentir concerné. Rien n’est pire que la bonne conscience. La morale, cela commence avec le cas de conscience. Surtout qu’il leur arrive, pardon, assez souvent d’y être pour quelque chose. Nous vivons dans un moment où chacun devrait se sentir responsable non seulement pour lui-même, mais pour les autres. Parce que si chacun ne se sent pas moralement responsable de ce qu’il fait et de ce qu’il dit, alors je vous le dis nous allons tous ensemble fabriquer quelque chose qui risque de ressembler à ce que nous avons connu de pire dans notre Histoire.

    Alors tous ceux-là, tous ceux qui ne veulent rien entendre, rien comprendre, qui ne se sentent aucune responsabilité morale, qui ne veulent pas bouger, qui ne veulent pas penser autrement, c’est contre eux qu’il faut se battre pour remettre de la politique en Europe, c’est contre eux que s’est construit le succès de la Présidence française de l’Union européenne, c’est contre eux que l’on a fait l’Union pour la Méditerranée, que l’on a résolu la crise géorgienne, que l’on a pu faire face en Europe à la crise bancaire ; c’est contre eux qu’il faut se battre pour que l’Union pour la Méditerranée continue de se faire, parce que l’Union pour la Méditerranée, si nous réussissons, ça changera tout et qu’ils veulent eux que rien ne change.

    Alors, j’entends bien les rumeurs, les mensonges, je vois bien les petites manoeuvres bureaucratiques, politiciennes, journalistiques pour essayer de discréditer ce projet qui dérange apparemment tant d’habitudes et de féodalités installées depuis longtemps, depuis trop longtemps !

    Je le dis aux bureaucraties qui n’ont pas compris que la politique étrangère c’est d’abord de la politique.

    Je le dis aux journalistes qui font des articles sur l’Union pour la Méditerranée sans rien vérifier, sans téléphoner à ceux qui sont en charge du projet pour recouper leurs informations pour essayer de se construire le jugement le plus objectif possible.

    Je le dis aux diplomates qui prétendent que « ce projet prend l’eau », je cite, parce que le coeur de ce projet ce n’est pas la diplomatie mais la logique des projets, la logique des coopérations concrètes, le contraire de la logique administrative. Et parce qu’ils n’ont pas compris que l’on était sorti de Barcelone, parce que Barcelone tel qu’ils l’avaient géré, avait échoué !

    Je le dis à tous ceux qui ont cette délectation malsaine, oui malsaine, de l’échec soi-disant annoncé, de l’échec attendu, espéré. Je le leur dis : je ne lâcherai rien, le Président de la République ne lâchera rien, la France ne lâchera rien, et tous ceux qui en Europe, en Méditerranée, sur la rive Nord comme sur la rive Sud veulent que ce projet réussisse seront plus forts que leur résistance, plus forts que leur esprit étriqués, plus forts que leur bonne conscience. Ils n’y croient pas ? Et bien nous, nous y croyons ! Et nous nous battrons. L’Union pour la Méditerranée est un combat. Ce combat nous le mènerons, jusqu’au bout ! C’est un combat juste. C’est un combat nécessaire. Ceux qui sont responsables de l’échec de Barcelone sont les plus mal placés pour donner des leçons.

    Oui, l’Union pour la Méditerranée c’est difficile. C’est difficile parce qu’il y a des haines, parce qu’il y a des tragédies qu’il faut surmonter. Mais c’est justement parce qu’il y a ces haines, parce qu’il y a ces tragédies qu’il faut faire l’Union pour la Méditerranée. Oui, le drame de Gaza nous fait prendre du retard. Mais arrêtons-nous un instant sur ce retard. Les réunions diplomatiques sont suspendues. Quelques réunions ministérielles ont été reportées. L’installation du Secrétariat va demander un peu plus de temps. Mais rien ne s’est arrêté.

    J’observe d’abord qu’aucun Gouvernement n’a officiellement demandé cette suspension. J’observe qu’aucun pays n’a demandé la fin de l’Union pour la Méditerranée, à l’exception de la Lybie dont il a échappé à quelques journalistes qu’elle n’en fait pas partie et aucun Gouvernement des pays membres n’a fait échos à cette demande. J’observe qu’au contraire tout le monde souhaite la reprise au plus vite des réunions diplomatiques et des réunions ministérielles. Mais je voudrais surtout dire à quel point l’affirmation selon laquelle la suspension des travaux diplomatiques signifierait que l’Union est en panne est révélatrice d’une incompréhension totale de ce qu’est l’esprit de cette Union, de ce qu’est sa raison d’être, de ce qu’elle a de radicalement nouveau par rapport aux expériences du passé.

    Il y a deux choses qui n’ont pas été comprises, ou qui n’ont pas voulu être comprises par ceux qui annonçaient déjà l’échec.

    La première, c’est que l’Union pour la Méditerranée à la différence de Barcelone, n’est pas la propriété de l’Europe, elle n’est pas la propriété des pays du Nord mais une copropriété entre le Nord et le Sud. Ah, c’est difficile de partager la responsabilité, de partager la décision. On était si bien à décider entre soi pour les autres. Et bien, c’est fini !

    Quand on me dit : « Avant de parler aux Egyptiens, il faut se mettre d’accord à 27 », je dis que c’est une trahison de l’esprit de l’Union pour la Méditerranée, un reniement de l’idée de coprésidence Nord-Sud. Et je dis que si l’on cède là-dessus, alors il n’y a plus d’Union pour la Méditerranée, il n’y a plus de coresponsabilité, il n’y a plus de copropriété, il y a le Nord qui impose ses vues au Sud et on revient à Barcelone ! Le véritable échec, il serait là, dans ce détournement de ce qui a été fait, de ce qui a été voulu, de ce qui a été proclamé le 13 juillet dernier par les Chefs d’Etat et de Gouvernement au Sommet de Paris.

    Non, la coprésidence du Nord n’est pas le porte-parole des intérêts du Nord. Non, la coprésidence du Sud n’est pas le porte-parole des intérêts du Sud. La coprésidence, c’est l’expression d’une destinée commune dans l’égalité des droits et des devoirs, dans la fraternité, c’est-à-dire dans le respect, la compréhension et la solidarité. C’est difficile à faire admettre, c’est difficile à inscrire dans les faits, dans les comportements, dans les mentalités ? Ce n’est pas grave. Ce combat en vaut la peine. On finira par y arriver. Si on renonce par avance à tout ce qui est difficile, on ne risque jamais de faire rien de grand. Ce n’est pas un combat contre l’Europe. C’est le meilleur service que l’on puisse rendre à l’Europe, à sa stabilité, à sa prospérité.

    Il y a une deuxième chose que l’esprit bureaucratique a, de toute évidence, bien du mal à comprendre : c’est l’importance de la logique de projets. C’est le renversement radical qu’elle opère. Passer d’une logique administrative à une logique de projet c’est une révolution qui a du mal à passer chez certains. Mais c’est le coeur du projet de l’Union pour la Méditerranée. La logique administrative c’est celle qui consiste à se doter d’un budget et à réfléchir ensuite à la manière de le dépenser. La logique des projets c’est celle qui part des projets et qui ensuite cherche à mobiliser les ressources nécessaires pour les réaliser.

    C’est la logique de la vie normale. La logique de l’entrepreneur. La logique qui nous a fait sortir de la rareté, la logique qui nous a fait sortir de la préhistoire pour nous amener aux temps modernes. Je comprends que cette logique de la vie normale soit difficile à admettre pour ceux qui ne vivent pas dans le monde normal, pour ceux qui sont enfermés dans leurs bureaux et qui ne regardent jamais ce qui se passe dehors. Mais c’est avec les entrepreneurs que l’on construit l’avenir, pas avec les bureaucrates.

    Et pendant que les diplomates et les ministres ne se réunissent plus, les projets continuent. Et c’est ça le plus important. C’est là que l’Union pour la Méditerranée vit. C’est dans ce foisonnement de projets, d’initiatives, d’idées que l’Union pour la Méditerranée est vivante !

    Parce que le pari de l’Union pour la Méditerranée c’est qu’en travaillant ensemble les peuples peu à peu se comprennent mieux, se respectent davantage et peut-être finissent par s’aimer. Oui, il y a des centaines d’experts, de fonctionnaires, d’acteurs de la société civile qui travaillent tous les jours sur des projets ambitieux qui avancent. Il y a la charte de promotion et de protection des investissements. Il y a la cour d’arbitrage méditerranéen. Il y a la coopération judiciaire. Il y a le centre de coordination méditerranéen de la lutte anti-drogue. Il y a la coopération en matière de sécurité civile. Il y a la reconnaissance mutuelle des diplômes. Il y a le centre méditerranéen de la recherche scientifique. Il y a l’Erasmus méditerranéen. Il y a l’agence des PME. Il y a le plan solaire méditerranéen avec 130 projets. Il y a la dépollution de la Méditerranée. Il y a la politique de l’eau avec 37 projets identifiés. Il ya les autoroutes de la mer avec 17 projets. Il y a l’observatoire de la rénovation urbaine. Il y a l’alliance méditerranéenne pour l’E-commerce.

    Il y a le projet des chemins de la sagesse qui réunit Français, Espagnols, Marocains, Israéliens, Palestiniens dans l’analyse d’une politique de tourisme. Il y a la mobilisation des sociétés civiles, des banques – regardez ce qu’ont fait dans la foulée de l’initiative de l’Union pour la Méditerranée la Caisse d’Epargne avec les banques des deux rives. Regardez l’initiative INFRAMED de la Caisse des Dépôts. Il y a la mobilisation des collectivités locales avec leurs multitudes de projets. Il y a la mobilisation des organisations internationales, de la BEI, de la Banque mondiale, du Fonds mondial pour l’environnement.

    Il ya tous les moyens nouveaux qui sont prêts à s’investir en Méditerranée. Le 30 avril, à l’initiative du Ministre RACHID, je coprésiderai avec lui à Alexandrie une réunion avec les bailleurs de fonds. Leur intérêt pour l’Union pour la Méditerranée, voilà ce qui est réellement important !

    Et on commence à travailler sur d’autres projets encore, sur l’agriculture, sur la santé, sur les technologies de la communication, sur le développement urbain, sur la protection du littoral…

    On va ouvrir le chantier de la création d’une banque de la Méditerranée…

    Les bureaucrates ne comprennent pas. Ce n’est pas dans leur cadre, dans leur procédure, dans leurs habitudes. Tant pis !

    Les journalistes ne s’y intéressent pas. Ce n’est pas assez spectaculaire. C’est beaucoup d’efforts à faire, beaucoup de temps à passer pour comprendre. Tant pis ! Ce qui compte c’est que les sociétés civiles se sentent tellement concernées par cette initiative.

    Qu’aucune initiative politique n’ait autant recueilli l’adhésion des sociétés civiles, voilà l’essentiel. Ce qui compte c’est que l’Union pour la Méditerranée vive ailleurs que dans les bureaux.

    Alors on continue. On continue les projets. On continue à prendre des initiatives. Et la coprésidence prendra dans les mois qui viennent une initiative politique forte pour relancer le processus diplomatique.

    La crise économique n’est pas un obstacle. Au contraire. C’est une opportunité parce qu’elle recèle un potentiel de projets, un potentiel de croissance immense dans un monde qui en cherche désespérément. Parce qu’elle rend de nouveau libre d’imaginer un autre avenir, un monde nouveau, un monde meilleur. Parce que grâce à la crise tout ira plus vite. Parce que la crise est l’occasion des remises en cause les plus radicales. Parce que c’est l’importance des défis qui fait la grandeur des aventures humaines.

    Les mêmes qui prédisent l’échec l’avaient déjà prédit pour le 13 juillet. Ils ont eu tort. Ils l’avaient prédit pour la réunion des Ministres des Affaires étrangères à Marseille le 4 novembre 2008. Ils ont eu tort. Une fois encore, ils auront tort.

    Nous construirons l’UPM sans eux. Nous la construirons contre eux s’il le faut. Mais nous la construirons. Nous la construirons avec les entrepreneurs, avec les artistes, avec les poètes, avec les créateurs, avec l’imagination, avec le courage de ceux qui voient loin, de ceux qui voient grand. Ils sont si nombreux autour de la Méditerranée que nous ne pouvons pas échouer. J’ai confiance dans la force qu’ils représentent.

    Au coeur de la pensée méditerranéenne depuis la plus haute antiquité, il y a l’image du labyrinthe. Permettez-moi de citer deux vers d’un grand poète Libanais, Salah Stétié : « L’homme cherche une lampe très antique à la main, la clé perdue dans l’herbe du labyrinthe ». La clé de l’avenir nous l’avons. A nous de nous en servir.

    Vive la Méditerranée ! Vive l’Union pour la Méditerranée !

    Henri GUAINO - Au Forum de Paris – le 28 mars 2009

     

    Objets d'art des synagogues pragoises détruites lors de l’assainissement du ghetto de Prague

    Le Musée juif de Prague fut fondé en 1906 principalement par deux personnalités: l’historien Dr Salomon Hugo Lieben et le Dr Augustin Stein, représentant du mouvement tcheco-juif, par la suite président de la Communauté juive de Prague. Leur intention était d’abord de conserver les oeuvres d’art et objets de valeur, provenant des synagogues pragoises détruites lors de l’assainissement du ghetto de Prague au début du XXeme siecle.
    Apres l’occupation de la Boheme et de la Moravie le 15 mars 1939, le Musée fut fermé au public. En 1942, les nazis fonderent le Musée juif central afin d’y rassembler tout les objets d’art issus de toutes les communautés juives et synagogues en Pays tcheques. Ce musée fut créé sur l’initiative de K. Stein qui, avec d’autres collaborateurs, essayait de sauver les monuments juifs menacés de confiscation. Quoique motivés par des intentions différentes de celles de ses auteurs, les nazis accepterent le projet apres de longues négociations.

    A. Machek, Portrait du Rabbin
    S. J. L. Rapoport, vers 1840

    Apres la Seconde Guerre mondiale, le Musée juif passa sous l’administration du Conseil des Communautés juives de la République tcheque. Sous contrainte en 1950, il devint propriété de l’Etat, dictature communiste depuis 1948. Différentes mesures de restriction limiterent largement les activités de recherche, d’exposition et d’éducation du nouveau Musée juif d’Etat.
    La chute du régime communiste survenue en 1989 permit de modifier le statut du Musée. Le 1er octobre 1994, les bâtiments furent restitués a la Communauté juive de Prague et la Fédération des Communautés juives de la République tcheque devint propriétaire des collections. Ce meme jour fut donc fondé l’actuel Musée juif de Prague qui administre l’une des plus riches collections des judaica dans le monde entier. L’unicité de cette collection n’est pas tant due au nombre total des pieces (quelques 40 000 objets et 100 000 livres), mais surtout au fait d’avoir été rassemblée sur un seul territoire, celui de la Boheme et de la Moravie. Dans son ensemble, la collection donne une image complete de la vie et de l’histoire des Juifs de cette région.
    Actuellement, le Musée gere les synagogues Maisel, Pinkas, Klausen et Synagogue espagnole, le Vieux cimetiere juif, la Salle des cérémonies de la Confrérie du Dernier Devoir de Prague et le cimetiere juif de Žižkov. 
     

    Barack Hussein Obama

    Barack Hussein Obama II, né le 4 août 1961 à Honolulu, dans l' État d'Hawaii, est le 44 e et actuel président des États-Unis d'Amérique.
    Barack Obama est le premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche, événement historique qui concrétise en partie le rêve de Martin Luther King.
     

    Son père est Barack Obama Senior, économiste et homme politique kenyan né en 1936 et mort le 24 novembre 1982.

    La famille Obama est une famille kenyane qui appartient à l'ethnie luo. Dans son autobiographie[6], Barack Obama fournit une assez longue généalogie en ligne paternelle (12 générations au dessus de lui) et indique que la famille vivait de l'élevage nomade dans la région de l'Ouganda avant de venir se fixer au Kenya, à Alego[7] puis à Kendu Bay[8].

    L'arrière-grand-père de Barack Obama Jr. s'appelait simplement Obama (il est donc l'ancêtre éponyme) et vivait à Kendu Bay à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

    Son grand-père, Hussein Onyango Obama (1895-1979) est présenté comme un personnage assez original ; il est le premier habitant de Kendu Bay à entrer en contact avec les Anglais à Kisumu, autour de 1910 ; immédiatement, il adopte un mode de vie moderne (vêtements européens, apprentissage de la lecture et de l'écriture, souci exceptionnel d'hygiène) et, désavoué par son père et ses frères, se met au service du colonisateur. Pendant la Première Guerre mondiale, il est responsable de l'organisation de corvées au Kenya puis au Tanganyika. Après la guerre, il exerce la profession de domestique et cuisinier pour différents patrons britanniques ; en même temps, il effectue un retour aux origines en achetant des terres à Kendu Bay et en prenant une épouse, Helima (puis une seconde, Akumu, puis une troisième, Sarah). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est au service d'un officier britannique dans différents endroits(Birmanie, Thaïlande, Ceylan, Europe). Après son retour, il cesse de travailler comme domestique et devient agriculteur à plein temps ; c'est aussi le moment où il quitte Kendu Bay et s'installe à Alego.

    Vers 1950 une période de détention de six mois à la suite d'une dénonciation calomnieuse à propos de liens avec le mouvement nationaliste kényan (KANU). Reconnu innocent, il sort malgré tout affaibli physiquement et moralement de cette épreuve[9].

    De ses trois épouses, il a eu huit enfants[10].

    Barack Obama Sr. est le deuxième, né en 1936 à Kendu Bay. Sa mère est Akumu. Barack Obama Sr, qui décèdera en 1982 a été éduqué dans la religion musulmane mais était néanmoins athée[11]. Après le départ[12] d'Akumu en 1945, il a été élevé par la troisième épouse de Hussein Onyango dans le village d'Alego ; après des études primaires brillantes, quoique peu assidues, il est admis dans l'école des missionnaires de Maseno, mais en est renvoyé pour indiscipline, avant d'avoir mené à leur terme ses études secondaires. Il travaille plusieurs années comme employé de bureau à Mombasa et Nairobi et épouse sa première femme, Kezia. Il a la chance d'être repéré comme très doué par deux universitaires américaines qui lui font prendre un cours par correspondance et lui font passer l'examen de fin d'études secondaires à l'ambassade des États-Unis ; encore avec leur appui, il sollicite une bourse auprès de plusieurs universités américaines, et en 1959, obtient une réponse favorable de l'université d'Hawaii. Il va y suivre un cursus d'économétrie, obtenant les meilleures notes de sa promotion et y fonde l'association des étudiants étrangers.

    Sa mère, Stanley[14] Ann Dunham (1942 - 1995) était la fille de Stanley (23 mars 19188 février 1992) et de Madelyn Dunham (26 octobre 19223 novembre 2008)[15]. La famille Dunham était chrétienne, mais Ann, adulte, était agnostique.

    Elle est née près de la base militaire de Wichita (Kansas), son père ayant été appelé en 1942 pour servir comme GI dans l'armée américaine. Pendant la guerre, Madelyn Dunham travaille dans les usines aéronautiques de Wichita. Après avoir combattu en Europe dans l'armée de George Patton, Stanley Dunham devient vendeur représentant en meubles. La famille Dunham déménage assez souvent, habitant successivement la Californie, le Kansas, le Texas, l'État de Washington (Seattle) avant de partir pour Hawaii en 1959. Stanley y connaît des déboires professionnels, mais Madelyn occupe avec un certain succès un emploi de cadre de banque.

    Stanley Ann suit des études d'anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Sr.[16].

    Barack Obama a été élevé par ses grands-parents maternels à partir de 1971. Étant très attaché à Madelyn (« Toot », américanisation de Tutu, « grand-mère » en hawaïen), le candidat a même interrompu sa campagne pour s'occuper d'elle alors qu'elle était souffrante à Hawaii. Madelyn Dunham est décédée le 3 novembre 2008[15], la veille même de l'élection de son petit-fils à la présidence des États-Unis.

    Une famille recomposée

    Les parents de Barack Obama se marient le 2 février 1961[17]. En août 1963, son père est accepté à l'Université Harvard mais il part seul pour le Massachusetts car la bourse qu'il a obtenue ne lui permettrait pas de subvenir aux besoins de son épouse et de son fils. Le divorce sera prononcé en janvier 1964. Diplômé en économie en 1965, le père de Barack Obama repart au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue proche du gouvernement de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé et boycotté, il sombre dans la pauvreté et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982[13]. Son fils ne l'aura revu qu'une fois, à 10 ans, lors d'un séjour de son père à Hawaii (décembre 1971-janvier 1972).

    Ann Dunham s'est remariée en 1965 avec un étudiant originaire d'Indonésie, Lolo Soetoro, qui regagne son pays dès 1966 ; Ann et Barack le rejoignent à Jakarta[18] en 1967. Barack va passer quatre ans en Indonésie. Il fréquente d'abord deux ans l'école primaire catholique St-François d'Assise puis une école publique où il est le seul étranger[17]. Dans le dossier d'inscription à celle-ci, il aurait choisi, parmi les cinq religions proposées, celle de son beau-père le javanisme[19], une branche locale de la religion musulmane[20]. Pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste néo-conservateur Daniel Pipes a prétendu qu'Obama avait été un musulman pratiquant durant son séjour en Indonésie (donc entre 6 et 10 ans !)[21]. Obama affirme quant à lui que son foyer n'était pas religieux.

    En 1971, sa mère le fait revenir à Hawaii chez ses grands-parents maternels, afin qu'il puisse faire des études secondaires américaines (depuis le début du séjour indonésien, elle lui faisait suivre un cours par correspondance, et dans les derniers mois, lui imposait de se lever très tôt pour travailler avec elle avant d'aller à l'école) ; il est inscrit à l'Académie Punahou, prestigieuse école privée d'Hawaii[22] pour laquelle il a obtenu une bourse. L'année suivante, Ann, séparée de Lolo Soetoro, le rejoint avec Maya et reprend ses études avec un mastère consacré à l'anthropologie de l'Indonésie. Selon Maya, l'éducation que sa mère a donné à cette époque à ses deux enfants était « idéaliste et exigeante[23] ». En 1975, elle retourne en Indonésie pour effectuer les travaux de terrain obligatoires pour son diplôme, mais Barack refuse de la suivre[23]. Elle devient responsable d'un programme d'aide aux femmes pauvres organisé par la fondation Ford puis contribue à développer le système de microcrédit indonésien[23]. Elle achève son doctorat en 1992 avec une thèse sur The peasant blacksmithing in Indonesia. Mais elle meurt à Hawaii à 52 ans le 7 novembre 1995 d'un cancer de l'ovaire. Obama affirme que sa plus grande erreur a été de ne pas avoir été à ses côtés au moment de sa mort.

    Barack Obama a raconté son enfance et sa jeunesse (jusqu'en 1988) dans son autobiographie Les rêves de mon père.

    Les célibataires heureux - Comment les reconnaître ?

     

    En discutant avec les célibataires dans les soirées rencontres ou dans les forums de web, on peut avoir une fausse idée..

    On peut généraliser en pensant que les célibataires sont des gens tristes, aigris, malheureux et grincheux.

    C’est une majorité parfois. Mais un célibataire heureux existe – il ??

    Il existe effectivement des célibataires heureux, qui peuvent fonder un couple mais ne le désire pas à tout prix. Dans cet ensemble des célibataires heureux, on observe une dose d’individualisme, de vie solitaire organisée. Ces célibataires ne sont pas prêts à hypothéquer leur bonheur et leur liberté pour former un couple à tout prix.

    Vous me demanderez : Comment fait-on pour devenir célibataire heureux ?

    - Le célibataire heureux a accepté le fait de vivre seul et ne cherche pas continuellement à trouver l'âme sœur. Son célibat peut être choisi dès le début ou subit, mais ne sachant pas combien de temps il sera seul, il a décidé de prendre du bon temps en attendant de rencontrer quelqu'un qui ajoutera un plus à son bonheur plutôt que quelqu'un qui viendra combler sa solitude, pour ne pas dire son isolement, ou il a cessé d’attendre, organisant sa vie en célibataire solitaire.

    - Le célibataire heureux est le centre de son univers, il a un monde à lui, l’autre n’est pas indispensable pour satisfaire ses besoins, ni pour le consoler de ses malheurs. Il ne croit pas qu'il faille nécessairement partager sa vie avec un partenaire privilégié pour être heureux, bien qu’il soit rarement opposé à cette idée.

    - Il ne considère pas comme une moitié à la recherche d'une autre moitié mais comme une personne entière, tout en étant consciente que certains besoins nécessitent la présence d'une autre personne.

    - Le célibataire heureux n’est pas un dépendant affectif, même s'il peut éprouver des peines d'amour.

    Comment reconnaît - on un célibataire heureux ?

    On reconnaît un célibataire heureux dans la vie, dans les forums ou dans les rencontres par son absence de fanatisme. c’est un célibataire qui ne cherche pas à afficher son bonheur dans le célibat, il n'essaie pas de vous persuader que le célibat est le seul mode de vie acceptable ni que le salut ne réside que dans la vie à deux. Il ne dénigre pas le couple ou la sexualité partagée, il ne se lance pas dans une guerre verbale pour dévaloriser l’autre sexe, mais il garde l'esprit ouvert à la possibilité d'une relation future.

    Le célibataire heureux est celui qui voit les avantages du célibat pendant qu'il est seul et ne se prive pas de goûter aux avantages de relation de couple quand l’occasion se présente.


    Hyper-sensible et impressionnable, la vie extérieure vous semble souvent un peu trop dure et agressive pour votre personnalité, et vous aspirez, plus que toute autre, à pouvoir vous réfugier dans votre petit chez-vous. Autant dire que vous êtes une adepte du cocooning, qui chez vous n'est pas un vain mot. Tapis et rideaux épais, moquettes douces et lumières tamisées, tout chez vous est fait pour créer une ambiance propice au relâchement, au rêve et à l'évasion. Et on n'y entre pas si facilement que ça, même quand on est votre amie : car venir chez vous, c'est entrer de plein-pied dans votre intimité la plus profonde et aussi la plus fragile.

    Votre pièce-fétiche : la chambre, qui chez vous devient une véritable pièce à vivre, où au choix vous lisez, mangez, regardez un DVD, téléphonez, faites votre courrier, et, au milieu de tout ça, de temps en temps, dormez. Les coloris et teintes qui vous conviennent : tous les bleus et les verts, mais aussi le blanc, tendres, reposants et invitant au calme et au repos. 
    L'orientation : plutôt Nord ou Ouest que Sud ou Est, trop dynamisants pour vous. Votre manière de vous rassurer est aussi d'amasser un bazar impressionnant, et de vous entourer de quantités de choses qui au bout d'un moment font ressembler votre appartement à la caverne d'Ali Baba. Car le fait d'être environnée de toutes ces choses qui ont une signification affective pour vous, vous permettent de vous sentir confortable, rassurée et protégée. Alors qu'a contrario le vide, l'espace, le rangement, vous font à la limite vous sentir mal.
    Enfin, pensez à l'encens, aux huiles essentielles et à une fontaine à eau pour créer une ambiance douce et feutrée comme vous l'aimez.

    A la Maison Blanche

    Depuis le 20 janvier, les breaking news en cascade nous avaient laissés bien peu de temps pour s’occuper des affaires courantes. Alors on en profite pour régler les factures, répondre aux emails en souffrance, classer les dossiers ou encore s’attaquer aux papiers « magazine » qui passent toujours en dernier. Bref, faire un petit ménage de printemps en attendant le retour du président. « C’est plus calme et ca fait du bien », me confiait ce matin une productrice d’une chaine de télé japonaise. Mais l’actualité ne s’est pas arrêtée pour autant, bien au contraire. Le focus s’est juste déplacé vers l’Europe, ce vieux continent qui se retrouve cette semaine sous les feux de l’actualité. On regarde avidement les images du G20 et des manifestations à Londres. Sur les chaînes d’information, les commentateurs, inquiets, se demandent comment leur président va être reçu. Et si les grandes puissances du monde arriveront à dépasser leurs intérêts particuliers pour arriver à une solution de compromis. Au briefing du département d’état ce matin, la salle était comble. On se demandait si Richard Holbrooke, le représentant spécial des Etats-Unis au Pakistan et en Afghanistan, a vraiment rencontré les Iraniens au sommet de La Hague sur l’Afghanistan. « Ce n’était pas une discussion à proprement parler, mais il y a eu bien eu une poignée de main », a confirmé Gordon Duguit, le porte-parole remplaçant. Il était aussi question d’Israël, et de la Corée du Nord, qui s'apprete a lancer vendredi ou samedi son soi-disant "satellite de communication".
     

     

    vendredi 3 avril 2009, 00:52:27 | Laurence HAIM

     

    6fe5bd3050286ba0d50cd633273fee9d.jpg

     En repartant, on a pu admirer les arbres en fleurs qui jalonnent les rues de Washington. La ville est connue pour être magnifique au printemps. Elle abrite notamment des centaines de cerisiers offerts par l’empereur du Japon aux Etats-Unis en 1912.

    Tous les ans, pendant quinze jours, leur floraison donne lieu au « Festival national des cerisiers en fleurs ». Un million de visiteurs se déplacent tous les ans pour admirer le spectacle. Cette année, il a lieu du 28 mars au 12 avril. Heureusement que Barack Obama rentre le 7. C’aurait été trop bête qu’il rate ça. 

    Claire DERVILLE

    WASHINGTON SANS BARACK OBAMA

    WASHINGTON SANS BARACK OBAMA

    vendredi 3 avril 2009, 00:52:27 | Laurence HAIM

     

    6fe5bd3050286ba0d50cd633273fee9d.jpg

     

    Washington est bien calme en ce moment. En l’absence de Barack Obama, Hillary Clinton, Tim Geithner, Larry Summers et les autres, la tension dans la ville a baissé d’un cran. La plupart des correspondants sont montés dans les avions affrétés par le gouvernement pour suivre le périple européen qui du président, qui de la secrétaire d’état. Ceux qui sont restés sur place apprécient ce petit moment de répit...

    http://alamaisonblanche.blog.canal-plus.com/atom.xml

     

    Femmes publiques

     

    Sur le podium...

     

     - Trois femmes de l'année 2009

    Parmi les 10 femmes pour lesquelles vous étiez invitées à voter, la gagnante (surprise) est Françoise Barré-Sinoussi, membre de l'équipe qui a remporté le prix Nobel de Médecine en octobre 2008, pour ses travaux de recherche sur le virus du Sida. Elle remporte 76 % de vos suffrages, un exploit pour une femme discrète, inconnue du grand public. 

    En n° 2, vous avez choisi, à  62 %, Michelle Obama, la très médiatique femme du nouveau Président des Etats-Unis. On remarquera quand même que, depuis l'investiture de son mari, Michelle, très active durant la campagne électorale, s'est effacée et laisse Barack annoncer seul ses décisions. Et que les interviews qu'elle donne ont pour thème ses tenues ou sa vie de famille...

    N° 3 (61 % des suffrages) : Kate Winslet, l'actrice multi-récompensée cette année (un
    Golden Globe, un Oscar entre autres). Une star qui affiche un côté simple, sain et équilibré : vie conjugale stable, deux enfants qu'elle élève avec amour, et un refus affiché de se laisser dicter la loi d'Hollywood, sur le thème de la minceur notamment.

     

    Celles qui se classent dans la moyenne

     

    ©Natalia Vodianova, égérie de Guerlain - Vote journée de la Femme
    ©Natalia Vodianova, égérie de Guerlain
    Suite de notre classement : en 4e position, on trouve Natalia Vodianova, la top d'origine russe dont la vie ressemble à un conte de fées : campagnes de pub ultra-rémunératrices (L'Oréal, Vuitton, Etam...), mariage avec un milliardaire anglais, trois beaux enfants...
    Elle rassemble 50 % des suffrages, grâce sans doute à son initiative : lancer une fondation pour les enfants défavorisés de Russie.

    Marie Drucker arrive 5e, avec 46 % des suffrages. Si elle ne remporte pas un meilleur score, c'est sûrement en raison de son apparente froideur... et de son coté "nièce de", qui peut agacer !

    Ayaan Hirsi Ali, elle, se classe 6e (45 % des suffrages). Probablement parce que l'ex députée néerlandaise, depuis que son existence a été connue, a révélé des zones d'ombre aussi nombreuses que surprenantes : celle qui prétendait être soumise à un mariage forcé ne l'aurait pas été, elle aurait menti sur son passé, exagéré les épreuves qu'elle aurait traversées... d'ailleurs, son statut est toujours en "stand by".

    7e de notre classement (encore une suprise !) : Sophie Marceau. Elle ne rassemble que 37 % des voix, alors que son image reste positive et sympathique. Alors ? Excès de promo pour ses derniers films ? Manque d'engagement dans la cause féminine ? Ou dans une cause en géneral ? Un peu de tout cela sans doute...

     

    Celles qui ont remporté le moins de voix

     

    Britney Spears, pour la promo de son album Circus - Britney Spears, Martine Aubry, Rachida Dati
    Britney Spears, pour la promo de son album Circus
    Huitième du classement, Britney Spears. Elle a eu beau remonter du fin fond de l'enfer, de la dépression, de la drogue et se remettre au boulot, elle ne rassemble que 37 % de vos votes. Son image trash, et peut-être son attitude plus que désinvolte avec ses deux enfants (dont elle s'est vu retirer la garde pendant un moment) expliquent vraisemblablement ce jugement sévère. 

    En neuvième position, on trouve Rachida Dati. Vous n'êtes que 26 % à avoir voté pour la bientôt ex-Garde des Sceaux. Trop d'agitation sans doute, de sa part à elle, mais aussi des médias, qui ont lancé une vraie campagne contre elle.

    Et la dernière est... Martine Aubry. Dixième, avec seulement 20 % de voix pour elle. Dur, pour celle qui est quand même la première femme dans notre pays à diriger un grand parti d'opposition. Et qui n'a rien fait qui puisse choquer ou heurter qui que ce soit (à part les ségolénistes...).
    Triste, aussi, que les deux dernières de ce classement soient les deux femmes engagées en politique ! On en manque lourdement, alors voir comment celles qui se lancent sont jugées...

    Chasse aux paradis fiscaux, nouveau financement du FMI

    Le sommet de Londres a laissé deux lourds dossiers à régler

    avant le rendez-vous de septembre 2009.

    Comment éradiquer les paradis fiscaux ?

    L'OCDE a sorti de sa manche, hier, une nouvelle liste de pays « non coopératifs » en matière de bonne conduite financière internationale.
    Une liste de 87 pays qui établit un distinguo entre ceux qui n'ont rien à se reprocher, ceux qui peuvent mieux faire et ceux qui ne font aucun effort.

    Miracle, les mauvais élèves de la liste « noire » - ceux qui n'ont signé aucun accord de bonne conduite - se comptent sur les doigts d'une main : Costa Rica, Malaisie et Philippines, l'Uruguay ayant été retiré de la liste hier.
    Autre miracle : la Chine, Jersey, les îles Vierges américaines sont désormais considérés comme sans reproche.

    Et que dire de la perle des paradis fiscaux, les îles Caïmans ?
    Avec huit accords (sur douze) signés avec les pays de l'OCDE, elles ont manqué de peu l'accès au club des pays irréprochables !

    Concrètement, les ministres des Finances du G 20 vont maintenant devoir plancher sur un arsenal de sanctions possibles. Pas simple.
    Une des mesures évoquées, hier, par notre ministre des Finances, Christine Lagarde, serait d'exiger que nos banques continuant à utiliser les paradis fiscaux pour payer moins d'impôts soient contraintes d'augmenter leurs capitaux propres en France...

    Et pour les multinationales ? La conception même de leurs produits est aujourd'hui guidée par le fait de payer moins d'impôts.
    Comment les administrations des pays « vertueux » s'y prendront-elles pour obtenir des renseignements fiscaux, alors que ce sont les mêmes cabinets spécialisés qui certifient les comptes des multinationales et les conseillent pour l'évasion fiscale ?
    Au mieux, les États récupéreront une infime partie de l'argent de contribuables indélicats. Mais faire des paradis fiscaux les boucs émissaires de la crise, pour l'opinion, c'est vendeur.

    Comment donner de l'oxygène au FMI ?

    États et banques centrales ont déjà injecté beaucoup d'argent dans le système financier mondial. Il fallait, d'abord, éviter une faillite générale des banques privées. Pour faire en sorte qu'elles recommencent à (se) prêter de l'argent.

    Jeudi, les membres du G 20 ont triplé les ressources du Fonds monétaire international, qui n'a plus que 250 milliards de dollars en caisse.

    Comment recapitaliser le FMI ?
    Le G 20 dit que cette augmentation proviendra d'accords de prêts bilatéraux, à hauteur de 250 milliards de dollars (le Japon a promis 100 milliards, l'Union européenne à peu près autant).
    Les 500 milliards restants proviendront de nouveaux emprunts du FMI. En clair, le FMI - qui vendra par ailleurs une partie de son or - va devoir trouver des fonds pour pouvoir prêter plus. Principalement aux pays émergents.

    Le problème, c'est qu'en pleine crise mondiale, plus personne n'a vraiment les moyens de remplir ses caisses. Sauf à créer de l'argent.
    La Banque centrale européenne, tout comme le Trésor américain, en ont parfaitement le droit. Le FMI aussi, d'une certaine manière, grâce à ses « droits de tirage spéciaux » qui sont, en fait, sa propre monnaie internationale.
    Or, créer de l'argent, communément, ça s'appelle « faire tourner la planche à billets ».

    Alistair Darling, un des dirigeants du Trésor américain se déclarait résolument favorable, dès le 15 mars, à cette solution.
    Mais, souligne de son côté Simon Johnson, ancien chef économiste du FMI, « le but de la manoeuvre est de créer un coupe-vent d'argent liquide.
    Mais si tout le monde se met à le dépenser, gare à l'inflation ! »
    Pierre PINSON.

    L'orgasme, on s'en fout

     
    Le sexe, on en parle tout le temps, à la télé, dans les magazines féminins, mais que se passe-t-il exactement dans votre lit ? Les femmes se sentent-elles vraiment libérées dans l’intimité ?
    Sophie Bramly se pose la question.
     
     
     

    Le comportement sensuel peut augmenter les plaisirs psychuous. Mais étant donné que les plaisirs psychuous impliquent la personne entière dans les expériences sexuelles aussi bien que dans les non sexuelles, ces plaisirs ne dépendent pas du comportement sensuel.

     La plupart des individus peuvent et devraient augmenter leur attrait sexuel. Mais certaines personnes diminuent leur attrait sexuel en feignant la sensualité.

     

    Et le désastre qui en résulte est lorsqu'une personne sans attrait sur le plan psychuous (ex. un non producteur, un néotricheur, un mystique, ou toute autre personne destructrice) tente habituellement de cacher ses déficiences en feignant la sensualité.

     Comme les déficiences non attrayantes de cette personne deviennent de plus en plus difficiles à cacher, le besoin d'une image truquée (ex. playboy, évangéliste, "pouvoircrate", membre du "jet-set", machisme) grandit jusqu'à ce que l'image se brise.

     A ce point, les chances de cette personne de réaliser les plaisirs psychuous et le bonheur peuvent être perdues pour toujours.

     

    Culture G

    Saludo !
    Como estas?
    pasaje peatonal au salon du livres à la sauce mexicaine...
    Attention sa culture doit être comme sa cuisine et ses femmes, pimentées...
    Comment pourrait-on trouver une nouvelle énergie pour ne pas que l'on s'endore et s'ennuie de notre relation?
    Quelle solution pour ne pas s'égarer ou s'éloigner peut on avoir à notre porté ?
    Peut-être que tu l'attends, cette séparation, cet éloignement et qu'on le fasse en douceur sans le dire ou à demi-mot?
     Moi je rêve de relation passionnelle et fusionnelle.
    Pour cela il faut être 2. 2 à se faire des cadeaux, des surprises, de donner des émotions, des envies à l'autre en alternance. Je ne veux pas me retrouver seule d'un côté de la barrière.
    J'aimerais, j'aimerais voir tes yeux brillants. J'aimerais te voir rougir, destabilisé par l'émotion, le désir animal, te voir aussi en demande, jaloux, avoir envie de quelque chose, d'être en attente, de prendre des décisions qui me feraient rire, rougir de plaisir et me donneraient d'avoir envie de toi encore plus. 
    Tu ne voudrais pas que l'on se donne mutuellement de l'énergie, du rire, des surprises, des petits mots doux, des gestes, par des présences surprises, subtiles, des attentions inattendues, indécentes, provocatrices et puis calmes, diversifiées... des petites choses de la vie, qui font que cette dernière est belle, belle à vivre, passionnante à vivre, heureux d'être soi et d'être à côté de cet autre, être imprévisible... passionnante vie par sa façon de la vivre au présent, fière que cette vie soit à soi et qu'on la maîtrise au présent, pour des souvenirs qui nous ferons sourire, dans notre mémoire, dans nos moments de solitude ou de panique. Elles qui nous joueront des tours plus tard. On sera heureux de savoir que l'on a su vivre heureux, le rire à la bouche et au coeur, le désir au bord des yeux, du coeur et mis le feu au corps. La vie n'est pas si difficile si on sait et surtout voulons la maîtriser pour qu'elle le soit : superbe. Pourquoi, ne pas rire au quotidien, embellir ce quotidien peu drôle par ses redondances...
    J'aimerais retrouver cette vie d'avant où se battre pour ses convictions, ses objectifs qu'ils soient individuels, au service de la communauté ou de l'entreprise, avec le rire, les sourire aux lèvres. Accompagner de coquineries qui ne peuvent faire que du bien.
    J'aimerais et j'attends une relation telle qu'elle je viens de la décrire.
     


     

    Le Patient Anglais

     
     1945.
     
    La guerre touche à sa fin. Déchirée par le terrible conflit, Hana, une jeune infirmière, se retire dans un monastère abandonné en Toscane.
     
    Dans sa retraite, elle emmène un malade amnésique défiguré au cours d'un accident d'avion.
     
    Un jour, un homme qui prétend connaître l'identité du mystérieux 'patient anglais' s'immisce dans la vie des deux ermites.
     
    Au fil des jours, l'homme pousse le malade à se remémorer son passé :
    l'histoire dramatique d'un amour impossible et d'une terrible destinée...
     
    L'annonce est tombée cet après-midi de la bouche de Judy Daish, l'agent du réalisateur britannique. Anthony Minghella, consacré aux Oscars pour Le Patient anglais, est mort à l'âge de 54 ans !

      La surprise est grande ! Aucune précision n'a été donnée quant aux circonstances de cette soudaine disparition.

    Anthony Minghella, dont le dernier film, Par effraction (Breaking and Entering) avec Jude Law et Juliette Binoche, était sorti sur nos écrans l'an dernier, quitte le devant de la scène après avoir marqué de son empreinte dans le Cinéma.

    Le cinéaste avait connu la consécration en 1996 lorsque
    Le Patient anglais avait décroché neuf Oscars, dont celui du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Juliette Binoche. Le film récolta de nombreux autres prix dont deux Golden Globes, six BAFTA Awards, le Writers Guild Award du meilleur scénario et le Scripters Award du meilleur réalisateur.

    Né en 1954 sur l'île de Wight, de parents italiens,
    Anthony Minghella a fait ses débuts au théâtre et à la télévision dans les années 80. Son premier film comme réalisateur et scénariste fut Truly Madly Deeply. Interprété par Juliet Stevenson et Alan Rickman, le film a été plébiscité en Grande-Bretagne et aux États-unis, obtenant notamment un BAFTA Award et le Writers Guild Award. Anthony Minghella a réalisé ensuite Mr. Wonderful, avec Matt Dillon, Mary Louise Parker et William Hurt.

    En 1999, il a remporté le National Board of Review Award du meilleur réalisateur pour
    Le Talentueux Mr. Ripley, d'après le livre de Patricia Highsmith, avec Matt Damon, Gwyneth Paltrow et Jude Law.

    Minghella a écrit et réalisé en 2003 l'adaptation au cinéma du livre de Charles Frazier,
    Retour à Cold Mountain, avec Nicole Kidman, Jude Law et Renée Zellweger, nommée à 7 Oscars et à 11 BAFTA Awards. Renée Zellweger a remporté l'Oscar, le Golden Globe et le BAFTA Award du meilleur second rôle pour son interprétation de Ruby.

    Depuis 2000, il était avec Sydney Pollack le copropriétaire de Mirage Enterprises, et fut producteur exécutif de
    Heaven de Tom Tykwer, Iris de Richard Eyre, Un Américain bien tranquille de Phillip Noyce et dernièrement, L'Interprète de Sydney Pollack.

    Anthony Minghella se trouvait récemment au Botswana pour le tournage d'un film adapté d'un roman d'Alexander McCall Smith, The No.1 Ladie's Detective Agency.

    DEVDAS : histoire d'amour passionnel et impossible à la sauce Bollywoodienne

    A
     
       
     
     
     
     
     
       
     
     
     
    Au début du XXe siècle.
     
     Après de longues études à Londres, Devdas revient dans sa province indienne natale. Il se précipite chez sa jeune voisine et amie d'enfance, Paro, au risque de vexer sa mère, Kaushalya, qui se languit de lui depuis dix ans.
     
     Malgré la distance, Devdas et Paro n'ont jamais cessé de s'aimer, pour le plus grand bonheur de Sumitra, la mère de Paro, qui rêve de les marier. Mais la belle Paro est issue d'une caste inférieure à celle de Devdas, fils d'un riche propriétaire terrien, Narayan.
     
    Et ce dernier s'oppose à cette union, soutenu par Kaushalya et leur belle-fille, l'odieuse Kumud. Blessée, Sumitra décide d'offrir la main de Paro à un aristocrate tandis que Devdas, désespéré, s'enfuit à la ville...

    Pouvoir = Art +Politique : MAX

    Max Rothman a perdu un bras lors de la Première Guerre mondiale, mettant ainsi fin à une prometteuse carrière de peintre.

    De retour à Munich en 1918, il ouvre dans une usine désaffectée une galerie d'art consacrée à l'avant-garde. Issu d'une riche famille juive, Max a épousé la ballerine Nina, qui lui a donné deux enfants.
     

    Par ailleurs, il a une liaison avec Liselore Von Peltz, une jeune aristocrate aux talents d'actrice. Un jour, Max fait la connaissance d'Adolf Hitler, un caporal miséreux et peu sociable qui voudrait devenir un grand peintre.
     

    Le marchand d'art le prend alors sous son aile et l'encourage à trouver son style propre. Mais en parallèle, Hitler se découvre des dons d'orateur et un goût pour l'action politique en prononçant pour le compte de l'armée des discours violemment antisémites.